Depuis une semaine, j'ai trouvé le moyen de me pogner avec 2 vendeurs, de passer proche me faire frapper par un ancien étudiant, de me faire pogner en situation non-idéale par le coordonnateur du département au cegep où je commence cet hiver et de faire une folle du logis de moi. Allons-y un à un.
1. Me pogner avec des vendeurs
Le 26, telle une férue d'économies à l'horizon, je suis allée boxer ma journée. Mes missions étaient simples :
- des bottes
- retourner des DVD défectueux reçus en cadeau
Je me dirige donc vers une boutique pleine de marchandise visant à habiller mes pieds. Je suis déterminée à mettre un bon montant pour avoir de bonnes bottes. Alors j'essaie mais sans trop regarder les prix. Première paire : nah. Une autre : un petit paradis. Je regarde le prix : 300$ Ça mérite réflexion, surtout qu'elles ne sont pas jolies!!
- Vendeuse 2 Watts : Alors, on va les prendre les p'tites bottes?
- Pas maintenant, je veux aller voir ailleurs avant (moi j't'honnête)
- Ah ben elles vont sûrement être vendues quand tu vas reveniiiiiir. (oui elle a traîné son "i")
- Hum, je vais prendre le risque.
- Oh... mais tu vas pas être déçue?
(eille, on s'entends-tu que ce n'est pas un rein au marché noir que j'achète mais des bottes produits en série , made in Québec! Je commençais à pomper)
- Bon, on va se dire les vraies affaires. T'es à TR. Le monde qui voulait s'acheter des bottes à 300$ sont majoritairement venues les chercher au début de l'hiver. Alors, oui, je vais prendre le risque et vivre avec mon destin!
- C't'encore drôle.. sont pas tous venus.
J'ai quitté. Je m'étais déjà trop obstiner avec la mi-cinglée.
Six magasins plus tard - et autant de vendeuse moins 2 désagréables - j'ai trouvé un abri tempo convenant à mes orteils, ainsi qu'à l'ensemble de mes petits petons de Valentine.
Il me faut toutefois reconnaître que l'opération " retour du coffret de DVD défectueux " a été un enchantement.
Hier, je m'aventurai dans un magasin électronique pour acheter le cadeau de ma mère. Je pénètre le temple. Je me dirige directement vers le comptoir. Je vois un vendeur libre. On le voit et on se dit que c'est un bullshitteur professionnel, qu'il a eu son secondaire 5 par pitié.. bref, je le vois et ce n'est pas mon être humain préféré. Mais ce n'est pas grave, car je sais exactement ce que je veux pour avoir longuement magasiné par internet avant. J'entre donc avec en poche, une p'tite commission vraiment facile pour lui.
Bref, du regard, j'agrippe un vendeur à l'air innocent. Il fait lentement un 180 degrés feignant plus que maladroitement de ne pas m'avoir vue. Un autre accourt : le dernier entré. Je ne cherche pas noise. J'achète du jeune dernier. À la caisse, je parle au jeune, mais regarde l'innocent.
- Merci ben gros de m'avoir servie. Ya un de tes collègues qui a fait semblant de pas me voir, et je t'avouerai qu'en ce moment je suis contente qu'il ait pas vendu quoique ce soit. Tu touches une petite commission, mais lui, ben ya encore l'air innocent. Est-ce que je peux avoir ta carte pour quand je vais revenir?
L'innocent a fait 180 degrés...
2. Un ancien étudiant attente à ma vie.
Après avoir tourné en rond une vingtaine de minute dans le stationnement du centre commercial, j'ai fini par trouver un espace libre. Je verrouille la voiture et je patiente avant de traverser sur les petites barres jaunes qui hurlent : priorité aux piétons!
De l'autre côté de la voie, une jeune femme entame son périple jaune. J'en fais autant. Elle passe devant une *&?%&* de civic. Dès qu'elle a dépassé, le kid au volant ne regarde pas, et s'avance. Je stoppe à la dernière minute, enligne le conducteur à la calotte à l'envers, remarque que la fenêtre est baissée d'environ 2 cm, et lui lâche un " Bravo " bien senti accompagné d'applaudissement. Je le reconnais : c'est un de mes plagieurs de site communiste!!!! HA BEN MON TAB*?%$#@!
3. Crédibilité professionnelle en chute ascendante (?)
Sous la pluie, hier, je me rends à la bibliothèque municipale question d'emprunter un CD et d'aimer la vie. Je suis en train d'hésiter entre 3 CD : une compilation d'Offenbach, Karkwa (le 1er) et 2D des Denis Drolet.
Évidemment, lorsque j'entends :
- Bonjour Marilyne
Je fredonne hip-di-hip et j'ai la pochette des Denis grande ouvertes et bien en vue... en plus d'avoir une jolie rigole qui perle de mes cheveux et glisse sur mon front en direction du nez...
Je salue le coordonnateur et discute quelques minutes avec lui.
J'aurais préféré ne pas vivre ça.
4. Marie-Piou, folle du logis
23h30-3h am.
J'ai astiqué, récuré, rangé.
Je n'ai pas fini.
Le réveil à 8 hres a été dur.
je suis cinglée! (et probablement bientôt menstruée...)!
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27 décembre 2009
2 novembre 2009
Conscience professionnelle
Il n'y a pas de sot métier.
Chaque corps professionnel, du charcutier au physicien et de l'éboueur au médecin, tout le monde a une utilité et contribue au bien-être collectif.
Et je suis d'accord... à condition que le travail soit bien fait....
que l'éboueur ne laisse pas de déchets derrière lui, que la serveuse au resto prenne correctement la commande, que la caissière ne me charge pas deux fois le même item et que la pâtissière me serve le bon gâteau.
Voilà! Je l'ai dit!
Aujourd'hui, c'était une journée spéciale pour un ami. Il était impossible de se voir, mais je tenais tout de même à souligner la chose. J'ai donc pensé à ce dessert que nous aimons tant. Je me pointe à la pâtisserie où on s'en procure généralement : rupture de stock. (Pas étonnant, j'ai tellement de goût!) Je quitte penaude pour aller travailler dans une ville à 30 minutes environ d'ici.
Pendant un moment de platitude, j'allume! Le fournisseur de la pâtisserie de TR est dans cette ville!!! Je DOIS retrouver son nom! Me v'là tu pas métamorphosée en Inspecteur Gadget en spécial! Je colle 4-5 neurones sur le projet... Soudain, j'allume!
J'entre dans un dépanneur, demande le bottin. Téléphone à la pâtisserie, demande si notre dessert est disponible en portion individuelle.
- Oui?! Good! Je suis sur la route, pouvez-vous me mettre 2 parts de côté svp? (Évidemment, je pars sur une shire de lui raconter brièvement que c'est pour un anniversaire.. lequel, etc... Je vous épargne le tout, y compris le et cetera.)
- ouain. J'peux ben faire ça.
- Merciiiiiiiii
Je me pointe donc 1h30 plus tard à la boutique. Dame antipathique me toise. Mon sourire reste accroché! Je me présente. Elle me sort l'emballage. J'y ajoute 3 truffes. Cet ajout semble avoir nécessité un effort surhumain.
Je me risque :
- Euh, êtes-vous sure que c'est bien un caprice? Parce que le dessus ne semble pas pareil...
- ouin, chus sure, cé paske des fois on les change les dessus
Je me sens tarte, mais bon, je suis à la bonne place pour ça.
* * *
Il n'y a pas de sots métiers. Mais si tu travailles dans l'industrie du plaisir...de la putain à la pâtissière, svp, fais ta job sans être désagréable.... avec courtoisie
Je comprends qu'il y a des jours plus difficiles que d'autres. Ça, ça va. Et pour avoir travaillé dans le public, JAMAIS je ne vous en tiendrai rigueur...
Toutefois, quand j'arrive à la maison, 30 min plus tard, et que je m'aperçois que ce n'est pas le BON GÂTEAU, ben... tu gâches mon concept... et une partie de mon plaisir.
Et ça, oui, je peux t'en tenir rigueur
Chaque corps professionnel, du charcutier au physicien et de l'éboueur au médecin, tout le monde a une utilité et contribue au bien-être collectif.
Et je suis d'accord... à condition que le travail soit bien fait....
que l'éboueur ne laisse pas de déchets derrière lui, que la serveuse au resto prenne correctement la commande, que la caissière ne me charge pas deux fois le même item et que la pâtissière me serve le bon gâteau.
Voilà! Je l'ai dit!
Aujourd'hui, c'était une journée spéciale pour un ami. Il était impossible de se voir, mais je tenais tout de même à souligner la chose. J'ai donc pensé à ce dessert que nous aimons tant. Je me pointe à la pâtisserie où on s'en procure généralement : rupture de stock. (Pas étonnant, j'ai tellement de goût!) Je quitte penaude pour aller travailler dans une ville à 30 minutes environ d'ici.
Pendant un moment de platitude, j'allume! Le fournisseur de la pâtisserie de TR est dans cette ville!!! Je DOIS retrouver son nom! Me v'là tu pas métamorphosée en Inspecteur Gadget en spécial! Je colle 4-5 neurones sur le projet... Soudain, j'allume!
J'entre dans un dépanneur, demande le bottin. Téléphone à la pâtisserie, demande si notre dessert est disponible en portion individuelle.
- Oui?! Good! Je suis sur la route, pouvez-vous me mettre 2 parts de côté svp? (Évidemment, je pars sur une shire de lui raconter brièvement que c'est pour un anniversaire.. lequel, etc... Je vous épargne le tout, y compris le et cetera.)
- ouain. J'peux ben faire ça.
- Merciiiiiiiii
Je me pointe donc 1h30 plus tard à la boutique. Dame antipathique me toise. Mon sourire reste accroché! Je me présente. Elle me sort l'emballage. J'y ajoute 3 truffes. Cet ajout semble avoir nécessité un effort surhumain.
Je me risque :
- Euh, êtes-vous sure que c'est bien un caprice? Parce que le dessus ne semble pas pareil...
- ouin, chus sure, cé paske des fois on les change les dessus
Je me sens tarte, mais bon, je suis à la bonne place pour ça.
* * *
Il n'y a pas de sots métiers. Mais si tu travailles dans l'industrie du plaisir...de la putain à la pâtissière, svp, fais ta job sans être désagréable.... avec courtoisie
Je comprends qu'il y a des jours plus difficiles que d'autres. Ça, ça va. Et pour avoir travaillé dans le public, JAMAIS je ne vous en tiendrai rigueur...
Toutefois, quand j'arrive à la maison, 30 min plus tard, et que je m'aperçois que ce n'est pas le BON GÂTEAU, ben... tu gâches mon concept... et une partie de mon plaisir.
Et ça, oui, je peux t'en tenir rigueur
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