24 avril 2010
Chez le coiffeur... pour un mariage
* regard perplexe *
ok, scuse-moi j't'historienne
1 août 2008
Mutantès
Un baiser sur la joue.
Un autre sur le front.
Un éclat bleu.
Une douce morsure. Une fracture.
Des mouvements jaunes, violets et blancs.
Des larmes acidulées, citronnées.
Des mots charnels, qui transitent par l'intellectuel;
Comme une réminiscence de sensations jamais vécues,
Déjà ressenties.
L'amour, la mort, la vie.
La violence du changement
Un enchantement.
Le dernier spectacle de Pierre Lapointe
25 juillet 2008
Les historiens peuvent être un peu heavy aussi...
Tu pourrais être une juive à Auschwitz!"
On appelle ça de l'humour noir, peut-être noir foncé, mais c'est de l'humour.
22 mai 2008
Saga historique - Sensation d'Arthur Rimbaud
Eh bien, je refusai de laisser briser ma féérie ainsi!
Je suis allée à la bibli et j'ai emprunté une biographie réalisée à partir d'articles rédigés entre 1896 et 1901 par deux historiens, et j'ai nommé messieurs Jean Bourguignon et Charles Houin.
Que vois-je à la page 60? Un article d'époque mentionne le poème Sensation! Alors, il me semble difficile qu'un faussaire contemporain ait confectionné un poème factice... comme semble le prétendre le délicieux " anonyme".
En conclusion, je citerai ce sage qu'est François Pérusse "y m'auront pas ces morrons-là"
- Marie-Piou, gardienne de notre féérie à tous!
* Voici la référence du livre : Jean Bourguignon et Charles Houin, Vie d'Arthur Rimbaud, Paris : Payot, c1991, 229p. (édition établie, préfacée et annotée par Michel Drouin)
8 mai 2008
Petite leçon d'histoire pour notre bon gouvernement fédéral
Ce midi, au téléjournal de Radio-Canada, Mme Marois déplorait qu’on ne pouvait changer le passé : la fondation de Québec coïncide avec les débuts de
source : http://www.pc.gc.ca/apprendre-learn/proj/d-q/outils-tools2b_f.asp
Le propos de Madame Marois est juste, mais incomplet. L’arrivée des Français en Amérique marque la fondation du Québec, de la nation québécoise, mais également, l’exploration continentale – canadienne et américaine-, donc indirectement les débuts de leur nation aussi.
Je me désole donc de l’absence de Jean Charest (quelle surprise au fond, hein?) aux coups d’envoi des festivités. Je me désole donc de cette récupération de la part du fédéral!
C'est juste... cheap!
8 février 2008
Moment magique de suppléance
Les conférenciers abordent un paquet de questions : leur quotidien (manger, se laver...), la peur de mourir, leurs relations avec le pays par la correspondance, les tours de gardes, le soir de noël ainsi que les armes et les stratégies. Par exemple, si on veut savoir si une place est vraiment vide, on lance une grenade. Si ça ne bouge pas, c'est qu'il n'y a personne.C'est apaisant et sécurisant pour les soldats. Silence complet jusqu'à la période de questions.
Une étudiante lève la main et prononce avec un léger accent germanique : "est-ce que vous haïssez encore les allemands?" On la sentait très tendue. Le vétéran a admirablement bien répondu, expliquant que pour lui soldat c'est un travail et qu'il n'a pas pris plaisir à participer à la guerre, ajoutant qu'à son retour au pays, il trouvait difficile de parler de ce qu'il avait vécu, mais ne nourrissait pas de haine contre les allemands. Ok, il a dérapé un peu en disant qu'il les admirait parce que c'était des vrais hommes, bâtis et super bien entraînés, super efficaces pour la guerre, mais dans l'ensemble, c'était vraiment une bonne réponse. Plus la période avançait, plus elle s'enfonçait sur sa chaise. J'observais du coin de l'oeil, au cas.
La cloche sonne. Tout le monde quitte. Je lui demande discrètement si tout va bien. Elle reste coite, mais hoche de la tête. Un des vétérans s'approche d'elle pour lui dire qu'elle ne doit pas s'inquiéter, qu'ils ne la haïssent pas. Elle éclate en sanglots! Elle hoquète : je sais, je sais, mais même si je n'étais pas là, ça reste mon histoire... ça reste mon histoire.
Alors, le vétéran lui fait une grosse accolade. C'était très particulier comme moment : réunion internationale et intergénérationnelle.
Une fois calmée, l'élève a brièvement expliqué qu'en Allemagne, les gens ont la perception qu'il y a encore une sorte de haine envers leur peuple à cause de la deuxième guerre (on se rappelle qu'Hitler n'a pas été très fair-play avec les conventions internationales pour se préparer à déclarer une guerre, notamment en montant une armée plus grande et mieux armée que ne le permettait le traité de Versailles), mais aussi à cause des camps de concentration. Alors, elle était très stressée de venir en classe rencontrer deux vétérans canadiens, et elle a ajouté, quand vous disiez que vous lanciez des grenades.. ben c'était sur des Allemands.. ça me faisait de quoi.
C'est magique quand le passé et le présent se rejoignent; quand l'histoire s'incarne et que ça finit comme un film hollywoodien. (Ouais, c'est mon côté fleur bleue ça).
3 janvier 2008
Silencieuse individualité
Voici un poème de Martin Niemöller, pasteur et théologien allemand, déporté dans les camps de concentration:
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester"
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en prenant conscience des horreurs nazies, l'occident a déclaré : "Plus jamais". Pourtant, des génocides ont cours -en ce moment- sur notre planète. Les diplomates et les gouvernement occidentaux se taisent. Les citoyens se sentent impuissants: les drames africains ou moyen-orientaux sont si loins, abstraits de notre réalité. Les nouvelles nous crachent en continue des images au visage, des témoignages de journalistes...en réaction à tout ce bruit, nos oreilles se ferment : les nouvelles deviennent acouphène : bruit constant plus agaçant que révélateur. Nos yeux restent de glace : le spectacle est connu, reconnu... Nos bouches se musèlent au nom du " À quoi bon?" Nous devenons indifférents.
Je ne suis pas mieux que vous autres : je ressens la même impuissance. Je me sens perdue dans le magma politico-économique mondial. La terre tourne, je suis le mouvement, mais je ne l'influence pas.
Pire... j'avoue que la croisade ne m'attire pas.


