Inévitables, les deuils ponctuent notre vie : de la p'tite désillusion à la grande faucheuse. Ces temps-ci, la p'tite désillusion séjourne chez-moi. Sa présence correspond aux critères de compétence de bonne visite : tranquille, prend pas trop de place et elle me laisse dormir le matin. Le hic? Elle ne quitte pas.
Elle est scotchée là.
Sans dire un mot, elle m'interpelle, en me plantant un miroir devant l'visage et, la polissonne, elle «spotte» les points noirs.
Les amitiés boiteuses, conditionnelles.
Les amours amputées
Les bébés avortés avant la conception
Elle aiguise mes oreilles, coud mes lèvres.
Je pourrais la chasser.
Mais, si elle faisait son tour pour développer du meilleur.... un jour.
Je dépose des marguerites sur la sépulture de mes illusions défuntes.
J'enfonce des bulbes de tulipes dans la terre qui les recouvre.
Si vous passez, svp... arrosez-les.
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10 mars 2010
7 novembre 2009
Au ras des paquerettes
Ma vie est une éloge de la fuite. Je distrais mon présent chagrin en faisant du ménage dans mes "pages et groupes facebook", en consultant les profils des "amis fakebook" dont je me sacre, en écoutant la télé. Je suis contente d'avoir choisi pour le volet élargi du câble. Je m'abrutis avec Canal Vie alors que je meure la mienne.
Ma vie est là, sans y être. Je ne veux pas y être.
Elle me déplaît, mais je n'ai pas ou plus la drive d'avancer.
J'ai réussi sans le vouloir - ce qui accentue mon " talent " - à fragiliser ce qui me rendait heureuse et à blesser celui que j'aime.
L'essentiel est de me distraire de cette solitude - jumelle de mon actuel chagrin - qui m'habite. Elle prend toute la place, même celles des larmes qui gagneraient à inonder mes joues.
Alors je vis d'obligations - réelles ou supposées - :
Monter ma bibliothèque
Remplir leurs tablettes du contenu des boîtes qui meublent mon locker.
Terminer la préparation de mon cours pour mardi.
Donner le cours.
Faire du temps pour l'autre job.
Mettre quelques dollars de côté quand je recevrai ma paye
Payer mes comptes dans les délais.
Prendre les comprimés pour le dodo.
Dodo.
Insuffler le médoc des pompes dans mes poumons.
Du concret. Du concret.
Pas de rêve.
Pas de hauteur, autre que celle des paquerettes.
Monopoliser tous les neurones. Les neutraliser.
Le coeur peut battre, mais sans plus.
Un tic tac à la fois.
Je pourrais traîner ma lassitude chez des amies, mais qui est intéressé par l'exhibition d'une tristesse qu'un sourire camoufle, mais qu'un simple regard trahi? Je me sais bienvenue chez certaines, je ne veux pas risquer d'affaiblir ces amitiés en y amenant ma lassitude.
Il y a une heure, la nécessité d'un pain tranché et d'un litre de lait m'a convaincu de marcher jusqu'au dépanneur. J'en suis revenu avec les 2 items et deux autres d'auto-destruction progressive : 1 chips BBQ et du pepsi.
Jeune caissière que j'ai jamais vu de ma vie :
- Salut!!!! Ayoye, t'as l'air morte!
- (Si tu savais à quel point jeune sotte) ... J'te dois combien?
- 8,90$ Euh, veux tu mettre ton pain à part?
- ouais.
Elle me le tend sans sac.
- Peux-tu me le mettre dans un autre sac, faudrait pas j'aille l'air folle en plus d'une morte?
Du concret.
Que-du-concret.
Ma vie est là, sans y être. Je ne veux pas y être.
Elle me déplaît, mais je n'ai pas ou plus la drive d'avancer.
J'ai réussi sans le vouloir - ce qui accentue mon " talent " - à fragiliser ce qui me rendait heureuse et à blesser celui que j'aime.
L'essentiel est de me distraire de cette solitude - jumelle de mon actuel chagrin - qui m'habite. Elle prend toute la place, même celles des larmes qui gagneraient à inonder mes joues.
Alors je vis d'obligations - réelles ou supposées - :
Monter ma bibliothèque
Remplir leurs tablettes du contenu des boîtes qui meublent mon locker.
Terminer la préparation de mon cours pour mardi.
Donner le cours.
Faire du temps pour l'autre job.
Mettre quelques dollars de côté quand je recevrai ma paye
Payer mes comptes dans les délais.
Prendre les comprimés pour le dodo.
Dodo.
Insuffler le médoc des pompes dans mes poumons.
Du concret. Du concret.
Pas de rêve.
Pas de hauteur, autre que celle des paquerettes.
Monopoliser tous les neurones. Les neutraliser.
Le coeur peut battre, mais sans plus.
Un tic tac à la fois.
Je pourrais traîner ma lassitude chez des amies, mais qui est intéressé par l'exhibition d'une tristesse qu'un sourire camoufle, mais qu'un simple regard trahi? Je me sais bienvenue chez certaines, je ne veux pas risquer d'affaiblir ces amitiés en y amenant ma lassitude.
Il y a une heure, la nécessité d'un pain tranché et d'un litre de lait m'a convaincu de marcher jusqu'au dépanneur. J'en suis revenu avec les 2 items et deux autres d'auto-destruction progressive : 1 chips BBQ et du pepsi.
Jeune caissière que j'ai jamais vu de ma vie :
- Salut!!!! Ayoye, t'as l'air morte!
- (Si tu savais à quel point jeune sotte) ... J'te dois combien?
- 8,90$ Euh, veux tu mettre ton pain à part?
- ouais.
Elle me le tend sans sac.
- Peux-tu me le mettre dans un autre sac, faudrait pas j'aille l'air folle en plus d'une morte?
Du concret.
Que-du-concret.
Libellés :
ça serre le coeur,
Enfermez-moé,
temps,
Tranche de vie
13 octobre 2009
Tempus Fugit
Le Temps fuit.
On vit, on vieillit, on meure.
Je ne vous apprends rien.
Sa fuite est constante, imparable, et notre quotidien en est empreint. Débute alors la valse des " To Do List", des obligations jamais remplies et de la mascarade des nuits d'insomnie.
S'ensuit l'ajout de " prendre du temps pour moi" - et toutes ses variantes - sur la damnée liste. Le bonheur et le plaisir deviennent programmés. On s'y oblige parce que nécessaire.
Le Temps fuit, mais on ne s'en rend généralement pas compte. On le laisse filer parce qu'on est prisonnier de la liste, du quotidien, des obligations, du cash à accumuler, des dettes à rembourser....
Pour le gérer, on noircit des agendas, on les numérise. On blackberrise nos rendez-vous, nos sorties, nos contrats, nos contacts, nos plaisirs. Pathétique tentative de se l'approprier.
Et, le plus sérieusement du monde, on fait des bilans: on prend des résolutions qu'on oublie puis qu'on reprend - avec une volonté renouvellée - au bilan suivant.
Enfin, vient un moment où il est compté. Pour vrai. Sa rareté nous le rend précieux. Diamant brut. On est pressé de le retenir, d'en profiter. Boulimique. Comme un enfant inquiet, ou un amant en partance, on prend le temps sur notre coeur, on le cajole, on lui fait des promesses. Reste un peu. À tout le moins ralentit ta course. On le supplie. En vain.
On ne sait pas côtoyer l'essentiel.
Encore moins quand le Tic Tac du Temps hurle tout autour et brouille les pensées.
Surviennent alors les indélicatesse, l'impulsivité, l'égo qui se déploie tel un paon et qui espère impressionner le Temps pour s'imposer à lui.
Mais, le Temps fuit.
Il est un bel indifférent
que je ne peux m'empêcher d'interpeller.
Encore un peu...
Svp.
* * *
Cette réflexion matinale est inspirée par le dernier billet d'Hortensia.
On vit, on vieillit, on meure.
Je ne vous apprends rien.
Sa fuite est constante, imparable, et notre quotidien en est empreint. Débute alors la valse des " To Do List", des obligations jamais remplies et de la mascarade des nuits d'insomnie.
S'ensuit l'ajout de " prendre du temps pour moi" - et toutes ses variantes - sur la damnée liste. Le bonheur et le plaisir deviennent programmés. On s'y oblige parce que nécessaire.
Le Temps fuit, mais on ne s'en rend généralement pas compte. On le laisse filer parce qu'on est prisonnier de la liste, du quotidien, des obligations, du cash à accumuler, des dettes à rembourser....
Pour le gérer, on noircit des agendas, on les numérise. On blackberrise nos rendez-vous, nos sorties, nos contrats, nos contacts, nos plaisirs. Pathétique tentative de se l'approprier.
Et, le plus sérieusement du monde, on fait des bilans: on prend des résolutions qu'on oublie puis qu'on reprend - avec une volonté renouvellée - au bilan suivant.
Enfin, vient un moment où il est compté. Pour vrai. Sa rareté nous le rend précieux. Diamant brut. On est pressé de le retenir, d'en profiter. Boulimique. Comme un enfant inquiet, ou un amant en partance, on prend le temps sur notre coeur, on le cajole, on lui fait des promesses. Reste un peu. À tout le moins ralentit ta course. On le supplie. En vain.
On ne sait pas côtoyer l'essentiel.
Encore moins quand le Tic Tac du Temps hurle tout autour et brouille les pensées.
Surviennent alors les indélicatesse, l'impulsivité, l'égo qui se déploie tel un paon et qui espère impressionner le Temps pour s'imposer à lui.
Mais, le Temps fuit.
Il est un bel indifférent
que je ne peux m'empêcher d'interpeller.
Encore un peu...
Svp.
* * *
Cette réflexion matinale est inspirée par le dernier billet d'Hortensia.
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