J'ai été baptisée, puis confirmée. Dans les deux cas, j'avais une belle robe. Dans le cas de la confirmation, j'ai refoulé un fou rire. Pour le baptême, j'ai dû chialer, mais je ne pourrais le jurer.
À 4 ans, je pouvais réciter 1h de prières, à la grande fierté de ma grand-mère paternelle qui me les avait enseignées. J'ai récité des actes de contrition, sans même savoir de quoi je parlais. Le sourire radieux de ma grand-mère me suffisait.
Ensuite, j'ai servi la messe. Ma grand-mère a été étrangère au projet. Je devais remplacer l'amie de ma mère pour 2 jours. Je l'ai fait 2 ans. Encore une fois, j'avais une belle robe et le seul moment plaisant, c'était de sonner la cloche lors de l'élévation du corps du Christ.
En secondaire deux, j'ai migré du cours de religion vers le cours de morale. J'ai caché ce détail à grand-mère.
J'ai remis les pieds dans une église à sa mort. J'y suis retournée le mois dernier pour le mariage d'une amie. Je n'ai pas communié. Je ne me sentais pas concernée. Mais dans les deux cas, je portais une jolie jupe.
Pourtant, aujourd'hui, alors que mes amours incertaines boitent et que la mort rôde dans mon entourage, j'aimerais croire. J'aimerais me dire que tout est entre les mains de Dieu; qu'il veille sur moi, qu'il s'assure que le meilleur va se produire concernant l'amoureux, qu'il va accueillir mon ami malade, qu'il va m'accompagner dans ces douleurs de l'âme que j'entrevois.
Mais pour l'instant :
Les rigoles qui coulent de mes yeux brûlent mes joues.
Mon espérance bat des ailes frénétiquement
Ma solitude est silencieuse
Et je suis nue
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9 octobre 2009
9 août 2009
Marie-Piou, Jésus et ses potes
Marie-Piou, la wannabe apôtre
En plus de revêtir mon costume de fille pour le mariage, j'étais également chargée d'une mission des plus importantes : livrer la parole du seigneur, sans abuser des mots d'église...
N'ayant pu assister a la répétition de la cérémonie, la marié m'a téléphonée pour me donner les ultimes consignes : le curé va pas t'appeler, y'aura pas de go, faut tu watch ton moment toi-même!
Toujours en accord avec les consignes de la mariée, je suis allée me présenter au prêtre avant la cérémonie : w-o-w méchant pétard.
Ma mission se compliquait : porter la parole, ne pas abuser du prêtre et en plus, surveiller mon entrée en scène sous les projecteurs bibliques!
Croyez-moi, j'étais sur le qui-vive! Je tenais mon p'tit livret fermement, déterminée à être aussi bonne que Pierre ou Paul sur le mont des Oliviers. Zachée, du haut de son arbre, n'avait qu'à bien se tenir: j'étais prête.
En effet, lorsque le prêtre prononça : ''j'appelle Marie-Piou pour la première lecture'' J'étais pratiquement déjà rendue au lutrin, et le tout d'un pas assez ferme pour faire pouffer de rire mes amies présentes.
un peu plus tard dans la soirée...
Mère de la mariée : Allô Marie-Piou, c'est toi que je connais le plus a la table. Bon, le prêtre (awwww) va venir manger à votre table et j'aimerais que tu t'assures qu'il soit à l'aise.
J'accepte cette autre mission, après l'avoir informé (par conscience j'imagine) des protestations reçues à l'annonce de son intégration à notre table.
Le prêtre se présente. Je l'accueille (dans sa foi) et il m'apprend qu'il a été muté à une autre table. Alors , toute spontanée de mon moi-même :
- C'est peut-être impertinent, mais je n'aurai probablement pas d'autre occasion de poser ma question. Vous n'avez pas l'air vieux et vous êtes prêtre. Qu'est-ce qui vous a amené vers ce choix?
- J'ai 58 ans.
- Eh ben, la chirurgie fait vraiment des miracles de nos jours. Mais, pour la prêtrise... (oui je suis une tenace)
Il a pointé le ciel de son index.
- hum, comme une sorte d'appel si on veut. Un peu comme nous quand le désir d'avoir des enfants nous habite.
- Vous c'est biologique....
Ok, moi vient un temps où je ne m'obstine plus, môsieur veut faire une compétition entre l'appel de Dieu et le call de l'utérus, je débarque du projet, je ne joue plus!
- Bon, je vais vous laisser regagner votre table...
- Ouais, on se revoit sur la piste tout à l'heure!
Il n'est jamais venu au rendez-vous... pourtant, j'avais amené des bonbons... parce que les fleurs, c'est périssable et que les bonbons c'est tellement bons, bien que les fleurs soyent plus présentables...
En plus de revêtir mon costume de fille pour le mariage, j'étais également chargée d'une mission des plus importantes : livrer la parole du seigneur, sans abuser des mots d'église...
N'ayant pu assister a la répétition de la cérémonie, la marié m'a téléphonée pour me donner les ultimes consignes : le curé va pas t'appeler, y'aura pas de go, faut tu watch ton moment toi-même!
Toujours en accord avec les consignes de la mariée, je suis allée me présenter au prêtre avant la cérémonie : w-o-w méchant pétard.
Ma mission se compliquait : porter la parole, ne pas abuser du prêtre et en plus, surveiller mon entrée en scène sous les projecteurs bibliques!
Croyez-moi, j'étais sur le qui-vive! Je tenais mon p'tit livret fermement, déterminée à être aussi bonne que Pierre ou Paul sur le mont des Oliviers. Zachée, du haut de son arbre, n'avait qu'à bien se tenir: j'étais prête.
En effet, lorsque le prêtre prononça : ''j'appelle Marie-Piou pour la première lecture'' J'étais pratiquement déjà rendue au lutrin, et le tout d'un pas assez ferme pour faire pouffer de rire mes amies présentes.
un peu plus tard dans la soirée...
Mère de la mariée : Allô Marie-Piou, c'est toi que je connais le plus a la table. Bon, le prêtre (awwww) va venir manger à votre table et j'aimerais que tu t'assures qu'il soit à l'aise.
J'accepte cette autre mission, après l'avoir informé (par conscience j'imagine) des protestations reçues à l'annonce de son intégration à notre table.
Le prêtre se présente. Je l'accueille (dans sa foi) et il m'apprend qu'il a été muté à une autre table. Alors , toute spontanée de mon moi-même :
- C'est peut-être impertinent, mais je n'aurai probablement pas d'autre occasion de poser ma question. Vous n'avez pas l'air vieux et vous êtes prêtre. Qu'est-ce qui vous a amené vers ce choix?
- J'ai 58 ans.
- Eh ben, la chirurgie fait vraiment des miracles de nos jours. Mais, pour la prêtrise... (oui je suis une tenace)
Il a pointé le ciel de son index.
- hum, comme une sorte d'appel si on veut. Un peu comme nous quand le désir d'avoir des enfants nous habite.
- Vous c'est biologique....
Ok, moi vient un temps où je ne m'obstine plus, môsieur veut faire une compétition entre l'appel de Dieu et le call de l'utérus, je débarque du projet, je ne joue plus!
- Bon, je vais vous laisser regagner votre table...
- Ouais, on se revoit sur la piste tout à l'heure!
Il n'est jamais venu au rendez-vous... pourtant, j'avais amené des bonbons... parce que les fleurs, c'est périssable et que les bonbons c'est tellement bons, bien que les fleurs soyent plus présentables...
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