28 décembre 2009

Marie-Piou vie à fond la caisse

Dring! Dring!

- L'asile bonjour!

- Marie-Piou, svp.

- C'est moi.

- Ici, Madame la nouvelle patronne. C'était pour te confirmer que c'était correct pour le compromis d'horaire pour l'emploi au communautaire (je vous épargne les détails ).

Moi, pis mon désir de vivre à fond, de prendre des risques!!!!

27 décembre 2009

Mazo ou cinglée? P't'être un peu des 2!

Depuis une semaine, j'ai trouvé le moyen de me pogner avec 2 vendeurs, de passer proche me faire frapper par un ancien étudiant, de me faire pogner en situation non-idéale par le coordonnateur du département au cegep où je commence cet hiver et de faire une folle du logis de moi. Allons-y un à un.

1. Me pogner avec des vendeurs

Le 26, telle une férue d'économies à l'horizon, je suis allée boxer ma journée. Mes missions étaient simples :

- des bottes

- retourner des DVD défectueux reçus en cadeau

Je me dirige donc vers une boutique pleine de marchandise visant à habiller mes pieds. Je suis déterminée à mettre un bon montant pour avoir de bonnes bottes. Alors j'essaie mais sans trop regarder les prix. Première paire : nah. Une autre : un petit paradis. Je regarde le prix : 300$ Ça mérite réflexion, surtout qu'elles ne sont pas jolies!!

- Vendeuse 2 Watts : Alors, on va les prendre les p'tites bottes?
- Pas maintenant, je veux aller voir ailleurs avant (moi j't'honnête)
- Ah ben elles vont sûrement être vendues quand tu vas reveniiiiiir. (oui elle a traîné son "i")
- Hum, je vais prendre le risque.
- Oh... mais tu vas pas être déçue?

(eille, on s'entends-tu que ce n'est pas un rein au marché noir que j'achète mais des bottes produits en série , made in Québec! Je commençais à pomper)

- Bon, on va se dire les vraies affaires. T'es à TR. Le monde qui voulait s'acheter des bottes à 300$ sont majoritairement venues les chercher au début de l'hiver. Alors, oui, je vais prendre le risque et vivre avec mon destin!

- C't'encore drôle.. sont pas tous venus.

J'ai quitté. Je m'étais déjà trop obstiner avec la mi-cinglée.

Six magasins plus tard - et autant de vendeuse moins 2 désagréables - j'ai trouvé un abri tempo convenant à mes orteils, ainsi qu'à l'ensemble de mes petits petons de Valentine.

Il me faut toutefois reconnaître que l'opération " retour du coffret de DVD défectueux " a été un enchantement.

Hier, je m'aventurai dans un magasin électronique pour acheter le cadeau de ma mère. Je pénètre le temple. Je me dirige directement vers le comptoir. Je vois un vendeur libre. On le voit et on se dit que c'est un bullshitteur professionnel, qu'il a eu son secondaire 5 par pitié.. bref, je le vois et ce n'est pas mon être humain préféré. Mais ce n'est pas grave, car je sais exactement ce que je veux pour avoir longuement magasiné par internet avant. J'entre donc avec en poche, une p'tite commission vraiment facile pour lui.

Bref, du regard, j'agrippe un vendeur à l'air innocent. Il fait lentement un 180 degrés feignant plus que maladroitement de ne pas m'avoir vue. Un autre accourt : le dernier entré. Je ne cherche pas noise. J'achète du jeune dernier. À la caisse, je parle au jeune, mais regarde l'innocent.

- Merci ben gros de m'avoir servie. Ya un de tes collègues qui a fait semblant de pas me voir, et je t'avouerai qu'en ce moment je suis contente qu'il ait pas vendu quoique ce soit. Tu touches une petite commission, mais lui, ben ya encore l'air innocent. Est-ce que je peux avoir ta carte pour quand je vais revenir?

L'innocent a fait 180 degrés...

2. Un ancien étudiant attente à ma vie.

Après avoir tourné en rond une vingtaine de minute dans le stationnement du centre commercial, j'ai fini par trouver un espace libre. Je verrouille la voiture et je patiente avant de traverser sur les petites barres jaunes qui hurlent : priorité aux piétons!

De l'autre côté de la voie, une jeune femme entame son périple jaune. J'en fais autant. Elle passe devant une *&?%&* de civic. Dès qu'elle a dépassé, le kid au volant ne regarde pas, et s'avance. Je stoppe à la dernière minute, enligne le conducteur à la calotte à l'envers, remarque que la fenêtre est baissée d'environ 2 cm, et lui lâche un " Bravo " bien senti accompagné d'applaudissement. Je le reconnais : c'est un de mes plagieurs de site communiste!!!! HA BEN MON TAB*?%$#@!

3. Crédibilité professionnelle en chute ascendante (?)

Sous la pluie, hier, je me rends à la bibliothèque municipale question d'emprunter un CD et d'aimer la vie. Je suis en train d'hésiter entre 3 CD : une compilation d'Offenbach, Karkwa (le 1er) et 2D des Denis Drolet.

Évidemment, lorsque j'entends :
- Bonjour Marilyne
Je fredonne hip-di-hip et j'ai la pochette des Denis grande ouvertes et bien en vue... en plus d'avoir une jolie rigole qui perle de mes cheveux et glisse sur mon front en direction du nez...

Je salue le coordonnateur et discute quelques minutes avec lui.

J'aurais préféré ne pas vivre ça.

4. Marie-Piou, folle du logis

23h30-3h am.
J'ai astiqué, récuré, rangé.
Je n'ai pas fini.
Le réveil à 8 hres a été dur.

je suis cinglée! (et probablement bientôt menstruée...)!

23 décembre 2009

23 décembre, joyeux noël ma marie-piou....

Entrevue au collégial ce matin. À 5 am j'étais réveillée et je me jasais d'histoire.

8h45, je commençais mon entrevue : on m'a épargné le test de français, réussi il y a 4 ans (ils gardent ça longtemps en *%$?&!!!)

9h35, je sortais de mon entrevue, soulagée, satisfaite.

14h15 : j'ai la job!

17h: je remarque un colis dans ma boîte à malle en provenance du magasin Archambault. YOUPPI!!!!!

Je vais faire une p'tite épicerie et je me garde le déballement de mon colis pour le retour....

LA GALÈRE, SAISON 1!!!!!!!!!!!!!!

* Joie *

19 décembre 2009

Trouver la voix

Hier soir, la fêlure. Minuscule, ridicule, mais trop présente.

Ajourd'hui, il est nécessaire, crucial, vital que je m'éclipse de ton ciel. Tu t'apprêtes à traverser des jours pénibles et je ne peux t'accompagner : tu souhaites vivre ça tout seul.

Je respecte. J'accepte.

Mais ton départ dans l'absence obligatoire conjuguée à cette fêlure s'élargit, s'aggrandit, m'oppresse. Une absence qui se gangrène et me gruge. Nous digérera-t-elle? Et de ton côté?

Je fais du ménage dans mon 3 et demi encore en chantier question de l'habiter, d'y laisser ma marque : j'ouvre des boîtes et classent les objets y étant cloîtrés depuis août. Mes livres. Mes notes. Mes CD...

Les damnés CD m'ont ramené à toi. Je cherche frénétiquement quoi faire jouer.

La voix de Lhasa fait écho à mon état, sans pour autant " surajouter " à toi, ta présence absente.

La voix de Lhasa raisonne,
Car c'est une voix connue avant toi.

18 décembre 2009

Ce que j'aime de noel...

Cette année, ce n'est pas la joie de voir la famille -- au contraire, à m'tape sué nerfs. (nerfs avec un " S" je le spécifie.)

Ce n'est pas le plaisir de donner des cadeaux... parce que je vais m'offrir des trucs essentiels pour l'apparte : micro-onde (je pourrai rendre le mastodonte 1985 qu'on m'a prêté), ordi (jai celui de l'ex pour le moment) et quelques vêtements.

bref, des trucs utiles.

Non, ce que j'aime, c'est que noel légitime des achats que j'évite généralement :
- des séjours chez Archambault... pour les cadeaux de mom et du chum.
mais aussi, ça justifie l'achat de billets de spectacle..

C'est + moral d'utiliser VISA!!!! YEAH!!!

17 décembre 2009

Mon catastrophomètre

J'ai piqué l'idée chez Hortensia. Alors voici.

Polytechnique (6 décembre 1989)
J'ai 7 ans. Je devais donc être en deuxième année, dans la classe de Suzanne en train de construire un avenir que je voulais mien. Je me souviens surtout de la réaction des gens autour : mon père qui compulsait sur les nouvelles, ma mère qui n'en revenait pas et ma grand-mère - qui habitait avec nous - qui nous félicitait de ne pas vivre à Montréal. Et moi, je me souviens juste de cette vague impression : " elles ont été tuées à l'école les madames?" (à 7 ans, passé 19-20 ans toute femme est une madame). L'école n'était pas un lieu totalement sécuritaire. Il faut croire que ça ne m'a pas particulièrement troublé, puisque j'ai longtemps usé mes pantalons sur ses bancs!

11 septembre 2001
Première année d'un bacc de 3 ans, j'use donc mes founes sur une chaise en plastique qui se veut ergonomique. La chargée de cours est toute neuve: insécure et avec une belle poitrine... que des gars de la classe photographie à son insu... En revenant de la pause, deux gars s'exclament " le world trade center est tombé! ya des terroristes qui sont rentrés dedans!" La chargée à la craque prononcée, nous enseigne " histoire des USA, 19e et 20e siècles" et pense qu'on lui a monté un canular. On a trouvé une télé dans l'université et nous avons regardé un 10-15 min de nouvelles. Aucun commentaire en classe. Mon chum de l'époque est également muet sur la question. Moi aussi au fond... je regarde les événements aller.. et je m'interroge en silence.

Aujourd’hui
J'essaie tant bien que mal (mais surtout avec beaucoup de mal) à me tailler une place dans le milieu de l'enseignement au collégial. Je viens de terminer une session éprouvante, mais enrichissante qui a confirmé mon désir d'oeuvrer dans ce domaine. En parallèle, je fais des jobs payantes, mais qui ne m'allument pas. Je suis totalement en amour pour la première fois. Je ressens la fragilité qui vient avec. Alors, pour l'instant, j'espère ce futur qui pourrait devenir un présent en constant renouvellement : tannée de butiner, j'ai hâte de nidifier.. de construire.. et de mettre fin à cette bohème professorale.

Je passe le flambeau à ceux qui voudront bien le saisir...

Stress et anxiété : vous faites comment?

Coincée dans un tourbillon de stress, de changements, de situations énervantes qui m'énervent... je cherche des trucs apaisants...autre que de m'enfourner une barre de chocolats ou des jujubes en oursons ou en lèvres à la canelle.

Alors, quels sont vos trucs?

16 décembre 2009

trop biz...

J'ai appris qu'un garçon dont j'avais été la gardienne voulait devenir acteur.
Propulsée par mon étonnement - et ma curiosité - je me garrochai sur facebook pour observer la binette de ce Lucien (oui, c'est biz ça aussi : j'ai gardé un p'tit lucien!)

Vraiment beau mec.
Ouais.
Vraiment.

Je me sens comme une vieille matante par anticipation possédée par le démon de 11hres am.

*ouf*

15 décembre 2009

Festival de l'entrevue...

Commence aujourd'hui.
S'arrête le 23.

Je stresse que le câline!

Eh que ça tient alerte d'être précaire!

Alors, de retour pour vrai... un jour!

7 décembre 2009

Pulsion de meurtre

Je corrige les travaux de recherche....

Jusqu'à maintenant.. j'ai 2 fraudeurs dans le meme groupe.

CÂLISSE!!!

Si tu veux pas travailler, ne va pas au CEGEP :PERSONNE NE TE FORCE!!!

* cherche un moyen original de les traumatiser autrement qu'en mettant zéro ... ça c'est trop facile *

4 décembre 2009

Malaise et sacrage

Commençons par le malaise, puisque j'aime bien terminer sur une note positive,soit le sacrage! (oui, ça pue l'ironie)

Je travaillais dehors et midi vint. Mon estomac me le mentionna. Par chance, ma carte mémoire d'appareil était pleine. Vive la vie : tout tombe en mm temps. L'absence d'épicerie faite cette semaine (la remettant tous les jours au lendemain), m'a fait découvrir mes fonds d'armoire, mais surtout que rendu au vendredi, reste pu grand' chose. Je me dis : ah pis, après une semaine moche, gâte-toé d'un ou même deux bon vieux roteux de che-nous. Un Valentine se trouvant sur ma route, je m'y arrêtai.

À mon grand étonnement, c'était bondé. Je fais la file en tentant maladroitement d'entrevoir le menu.. d'un coup que le royaume du cholestérol aurait quelque chose de plus tentant à m'offrir.

Et là, paf! Qui? Quoi?
Je vois mon ancien boss - du temps où je travaillais dans un crasse-coûte (il y a environ 8 ans) - qui s'active au-dessus de la plaque et qui se grouille à remplir des roteux. J'avais quitté cet emploi juste avant de partir pour étudier en France. J'avais tu l'info, mais pas mon père débordant de joie et de fierté. La semaine suivante, je passais de 12 à 5 heures par semaine. J'ai évidemment remis ma démission. À mon retour de voyage, je l'avais croisé dans ce Valentine

- Eille, Saaaaaalut Marie-Piou! Comment ça vaaaaa? (...) Ça te tenterais tu venir travailler ici.. je viens d'acheter...

- Non merci.
(Tant qu'à faire rire de moi...)

De le voir, 7-8 ans plus tard, faire la job que je faisais pendant que jadis il se promenait fièrement, en chemise et cravate avec des " dignitaires " (le casse-croûte étant dans un truc du gouvernement)... m'a vraiment foutu un malaise épouvantable. Oppressant.

Jai renoncé à mes calories vides. Je suis arrêtée dans une ptite boulangerie artisanale à côté de chez-moi et me suis acheté un sandwich impliquant du thon, du pain au lin et de la luzerne.

Pourquoi avoir quitté? Il ne faisait rien de mal, d'indigne ou de honteux....Le monsieur gagnait sa vie et celle de sa famille.
Puis, j'ai saisi : une de mes peurs suait devant moi : stagner. pire. régresser.

_ _ _

Rentrée à la maison, je jette nonchalamment la main dans la boîte à lettres. J'espère toujours y trouver un p'tit quelque chose... niet. Je ne m'en formalise jamais... mais cette fois...si... Voyons! C'est quoi qui devrait y être!!!!

Mon chèque de paye!!!!

Je vous l'ai écrit : j'étais tellement dans le jus, que j'avais oublié d'envoyer la facture. En réalité, il y a eu un délai de 2 heures entre le deadline et l'envoi du bill à la chef d'équipe. Les chèques se font généralement lundi pm pour être posté le mardi... et là, on est vendredi et je suis toujours sans nouvelles de ma paye....

Je trouve ca sacrant... pour un p'tit 2 heures....
Je vais p-e devoir attendre un long 2 semaines....

Tabarn*

3 décembre 2009

Un brin de poésie

Outre le fait que je puisse traverser en diagonal aux intersections, ce que j'aime de ma ville, c'est qu'il y a des bribes de poésie partout... des citations inspirantes, troublantes, parfois étonnantes.

Je vous en partage une en forme de tendresse coquine :

" je voudrais dessiner un minuscule
paysage d'herbes folles de toi "
- Guy Robert

Donne-moi des couleurs.
Viens me rejoindre.
Maintenant.