31 janvier 2008
Fière de moi!
- je n'ai pas ri nerveusement
- je n'ai pas dit de niaiseries
- je n'ai pas digressé.
Ma guérison de ma phobie de répondeur serait-elle proche?
Charles Aznavour sur les plaines
30 janvier 2008
JF
NOOOON!!! Y'est là! hihihi.
Sur le plan, bien devant le bureau du professeur, se trouve la place de Jean-François X. JF, que j'ai connu bébé, à qui j'ai appris à aller sur le petit pot, que j'ai traîné au parc, changé de couches, divertis, soigné, et qui m'a vômi dessus : bref, j'ai été sa gardienne pendant plusieurs années, jusqu'à ce qu'il entre à la maternelle. La grand-mère de JF a été ma gardienne, puis sa mère et sa tante, et moi j'ai été la sienne et celle de son frère : on tient comme une tradition de gardiennage.
Et là, je le retrouve en secondaire 1. Je me sens vieillie, mais je feel exactement comme une vieille matante fatigante (ou Madame Coucou) et j'ai juste envie d'aller le voir et qu'on jase.
MAIS, c'est maintenant un ado et ça pourrait être humiliant que je lui dise " heeeeeeey, j't'ai appris à aller sur le poooooot" Je me contente donc d'un sympathique bonjour... comme je fais à tous les élèves qui entrent.
La période se déroule plutôt bien. Comme d'habitude, je mystifie un peu les élèves avec mes répliques directes, efficaces et généralement assez imagées. Si je synthétise, je suis une poigne de fer dans un sac à blagues. Je m'organise toujours pour que le message passe, mais que l'élève visé ne se sente pas humilié et si possible, qu'il rit un peu de son comportement inadéquat.
Je regarde JF du coin de l'oeil et il semble un peu ébaubi. Du genre " ouf, c'est pas la Poussière d'étoile que j'ai connue". Non le grand, les Télétubbies ne seront pas successfull dans ta classe!
Le cours se termine -nous sommes en 5è période- et les élèves sont excités car certains d'entre eux vont au camp spatial à 16 hres. Je m'approche donc de JF et lui demande:
- vas-tu au camp?
- oui (super gêné)
- ah ok, c'est parce que j't'aurais offert un lift jusque chez-toi sinon.
- ah ok. (re-super gêné)
Ce midi, Claire - sa grand-mère et amie de ma mère- téléphone. Les deux femmes blablatent et ma mère s'élance et dit :
- Hey! poussière a remplacé dans la classe de JF l'autre fois.
- Ah oui, ils ne nous a pas dit ça...Quand?
- V'là peut-être deux semaines là, juste avant le camp spatial
- Ah c'est poussière qui a offert un lift à JF! On trouvait ça bizarre aussi!
Il ne m'avait pas reconnu.
Jeunesse ingrate!
Le pire, c'est qu'il trouvait donc mes interventions vraiment weird!
27 janvier 2008
"GET A LIFE!" C'est ce que je m'attends à ce que vous me disiez!
Piqué chez bouddica
Pensez-vous que magasiner chez Wal-Mart n’est pas correct ?
J'ai horreur qu'un associé me harcèle à coup de panier dès mon entrée. J'ai voulu m'ouvrir les veines quand quelqu'un au CEGEP qui en plus d'être étudiant, était un associé à temps partiel, m'a conté qu'il y avait une toune de motivation le matin... je suis contre la culture d'entreprise. J'évite les Wal-Mart, mais en région ce n'est pas toujours facile de trouver des magasins où acheter Québécois.
Jouez-vous d’un instrument de musique ?
J'ai été contrainte de m'initier à la clarinette en secondaire 3. (les places en art dramatique étant toutes prises)...L'humanité n'était pas prête pour découvrir ma manière bien a moi de jouer : fouitouilouidoupouiiiiiiit.
Maintenant, je me contente de taper des mains ... et dans le beat autant que possible.
Est-ce que vous vous habillez souvent de noir ?
Pas plus que d'autres couleurs. Quoique si je trouvais un beau petit chandail noir à mon goût, je le porterais beaucoup.
Avez-vous un piercing ?
Juste les oreilles.
Prévoyez-vous visiter une ferme dans les prochains 6 mois ?
Naon.
Avez-vous encore peur dans le noir ?
Peur non, mais j'ai des moments d'insécurité, comme quand j'entends un bruit que je ne " comprends" pas.
Avez-vous déjà pleuré devant un(e) employé(e) de votre bureau ?
J'ai déjà pleurer devant ma directrice de maîtrise et devant la moitié de la salle des profs dans une école... suite à une journée de suppléance particulièrement rough. (ah les débuts!) Comme vous le voyez, je n'ai pas de dignité lacrymalement parlant.
Votre conjoint(e) arrive du travail en rogne…vous faites quoi?
La situation n'est plus d'actualité, mais si j'ai un chum dont le boudage et le chialage est un mode de vie, je le kick à grands coups de pieds dans le derrière.
Que dites-vous aux Témoins de Jéhovah qui vous réveillent ?
Rien. je suis généralement aux abonnées absentes sur leurs heures de bureau..
Combien avez-vous de contacts en ligne présentement sur votre MSN ?
12, puis je jase avec un seul.
Donneriez-vous honnêtement votre rein à un ami ?
Oui, mais ca dépend de l'ami!!! haha
Vous avez 4 minutes dans un supermarché pour prendre ce que voulez ?
"Filets mignon, crevettes, poulet mariné, riz aux légumes, légumes, pain baguette et fromage."
Je garde la réponse de Bouddica... en espérant être invitée! :P
Passeriez-vous une nuit avec un(e) inconnu(e) pour 1 million ?
Ça dépend de l'inconnu. Je dirais oui s'il n'est pas atrocement affreux, atrocement con, atrocement sidéen ou si ses morpions et sa syphillis ne me saluent pas au moment de la mise à nu.
Et, je dirais oui, si j'étais encore célibataire.
Quel est le nom de votre (ou le dernier) chien ou chat ?
Youki, chatte noire.
Avez-vous déjà vomi dans un taxi ?
Non, juste dans le char de ma mère... il est vraiment temps que je vive à fond.
TAXIIIII!
Avez-vous déjà « callé » malade au bureau pour rester chez vous ?
Non, c'est moi qu'on " call" quand les autres sont malades!
Comment aimez-vous votre steak ?
Bien cuit avec beaucoup d'épices.
Où étiez-vous le 11 septembre 2001 ?
Dans un cours d'histoire des USA (!). Au retour de la pause, nous étions tous " tiltés". La chargée de cours ne nous croyait pas, elle pensait qu'on la niaisait. Étrangement, il y avait des télés sur la place d'accueil de l'Univ (quand les cies privées viennent faire des promos....grrrr en tout cas, cette fois-là c'était ben pratique)
Quel est le sport le plus dangereux que vous avez fait ?
patin à glace? du vélo les yeux fermés pendant 3 min? Glisser sur une pente de glace... une amie s'est quand même cassée un doigt.
OUI, je suis vraiment une fille trash, qui vit dangereusement!
Aimez-vous la neige ?
Quand elle tombe tout doucement et que je me sens dans une boule souvenir qu'on shake : j'adooooore la neige.. la neige romantique!
Poussière la gestionnaire
J'ai commencé à enregistrer des émissions au lieu de les regarder lors de leur diffusion. " Je vais sauver tout le temps des pauses en plus, trop coool". C'est du temps perdu et ça va me permettre d'aller prendre des marches, de lire plus, de rédiger mon mémoire, d'aller acheter des petits pots de beurre pour mère grand. Bref, vous saisissez le concept!
Alors ce dimanche matin, moment de farniente privilégié de la semaine, je m'installe devant le téléviseur et je commence à écouter le 3è épisode des Lavigueur.
Après 30 minutes....
- Cimonac! J'écoute les pauses depuis talleur!!!!
Parlez-moi d'une gestion de temps efficace!
23 janvier 2008
Poussière la gougoune célibataire
J'ai invité un ami à souper hier. On parle, on niaise et comme de fait, tard dans la soirée, je sors la photo. Il reste ébaubi (* l'utilisation de cet adjectif est une gracieuseté de Clépétar). Il lance :
- "Ouin, on y ferait pas de mal à cette enfant-là!"
Et moi, au lieu de saisir le compliment...
- "Come on! Je me force assez pour être une femme, au moins une jeune femme... Dis pas "c 't'enfant-là!"
D'ailleurs, quand ais-je réalisé qu'il me faisait un compliment???
Ce matin en déjeunant et en pensant à notre soirée.
22 janvier 2008
Retour en adolescence
Eh non, ce ne sont que trois boutons.
Trois gros boutons bien rouges, bien matures, bien présents : un sur le front, un sur le menton et le dernier sur le nez. Ainsi depuis quelques jours j'ai un air de famille avec ce sympathique personnage :J'en fais des jaloux là, hein? J'ai multiplié les crèmes, les fonds de teints : rien à faire, ils ressurgissent à la surface en dépit des 14 couches de maquillage! J'ai donc fait ce qu'il restait de plus digne (admettons) à faire : je les ai acceptés et je les trimballe partout où je vais, je leur fais voir du pays! S'ils continuent à être aussi vigoureux, bientôt, je devrai leur donner un nom, un passeport et aller leur acheter du linge!
D'ici là, j'espère que Monsieur Léo avait raison et qu'avec le temps, avec le temps, va tout s'en va!
21 janvier 2008
Vouloir être mère ou ne pas vouloir être mère, telle est la question

Samedi dernier, j'avais un souper-retrouvailles du bacc. N'étant pas dans un mood pour voir du monde, je m'y rendais à contrecoeur. Finalement, ça a été super agréable... jusqu'à ce que je me ramasse à parler maternité avec la gang de filles. Toutes, elles ont l'utérus dans le tapis et harcèlent leur chum pour fonder une famille.
- quoi??? poussière! tu n'veux pas d'enfant?????
- pas dans le moment. Je vais aimer les vôtres, mais moi je n'en veux pas.
- pourquoi, t'aimes pas les enfants?
- C'est pas ça, j'aime ça au boutte les kids, mais j'aime bien être seule aussi. Faire ce que je veux quand je le veux sans tenir compte des autres.
- un enfant ne t'empêchera pas de voyager ou de vivre! Ouin, c'est parce que tu n'as pas de chum.
- Aucun rapport. Une fille qui veut un bébé n'a pas besoin d'un chum, elle a besoin d'un géniteur consentant, si possible. Je ne veux pas de bébé parce que j'en veux pas. point.
Et là, j'abrège..
Caline! Il me semble que j'ai le droit de ne pas vouloir d'enfant sans passer pour une paria, une impie ou une égoiste! Sur ce dernier point, il y a tellements de naissances qui tirent leur origine de l'égoisme d'un ou des deux parents. (ouais, elles proviennent aussi de la rencontre d'un spermatozoïde et d'une ovule, mais bon...) Par exemple, combien de couples sur le point de rompre tente de se "recoller" en mettant au monde un enfant? Et faire un enfant n'est pas synonyme de générosité; il est une preuve de fertilité.
Pour l'instant, je ne veux pas de bébé. Je ne dis pas que dans trois ou quatre ans, ce sera encore le cas, mais ainsi va la vie qui va! Faites vos enfants. J'aurai la patience d'écouter 12 fois le récit de votre accouchement, du déchirement, des liquides qui giclent en tous sens. Je serai la gardienne idéale pour vos chérubins : je vais les aimer pour vrai, vous serez mes références et en plus, je vais être gratissss! J'organiserai votre shower de bébé. Je serai experte en gâteaux de couches - à défaut d'en faire des potables en cuisine-. Je ferai des gagougagaga et des prouttes de bédaines aussi. En plus, j'ai ma carte de gardienne avertie! Je pousserai même la chansonnette de ma voix la plus douce pour l'endormir en votre absence : vous voyez, je suis pleine de bonne volonté.
Mais d'ici là, laissez-moi tranquille avec mon utérus vide!
18 janvier 2008
Un avant-midi dalien dans une école près de chez-vous
Étant une jeune femme consciencieuse, je me suis pointée à l'école une heure avant le premier cours, question de réviser la matière et de me préparer : j'ai horreur d'arriver à la dernière minute, d'entrer en classe les cheveux aux quatre vents, le foulard presque encore autour du cou, les bottes aux pieds et la morve au nez! (J'exagère... mais si peu...). Bref, je fais mon entrée dans la salle des profs encore vide. Youppi : le silence. Je regarde sur le bureau du prof : pas de travail. Je me rends à son local : pas de travail. Je vais au local d'info vérifier s'il n'aurait pas réservé une télé: non. KESSÉ QU'ON VA FAIRE, CIMONAC? Je vais voir la dame chargée de la répartition des suppléances et m'assure qu'elle n'aurait pas le travail: non. Je commence déjà à préparer une petite activité ludique "genre-quizz" pour passer le temps, lorsque le prof que je remplace émerge de la salle de repos.
- hey! Salut Poussière!
- Alllô! Contente de te voir!!!
(... blablabla inutile qui sert d'huile dans les relations humaines et sociales)
- Hum, Monsieur-le-prof, c'est quoi le travail à faire?
- Ben poussière, j'te présente Maxime, mon stagiaire! Il s'occupe des groupes pour la journée.
- Ah ben.. ok.
(et rehuilage social....)
Je serre la main de MON stagiaire du jour. La poignée manque est molle. Ça a aucun rapport dans l'histoire, sinon que je tiens à dire que j'ai horreur de serrer une main sans tonus.. d'autant plus si ma poigne est plus ferme que celle d'un homo sapiens doté d'un chromosome x et d'un y. J'me sens "mâle dominant" et j'haïs ça! Voilà! C'est dit!
Jusque là, rien de bien dramatique. Tout est normal, mais quand on connaît mon c.v., le bât blesse. J'ai 25 ans. Aucun diplôme de prof. J'ignore ce qu'est faire un stage et un cours de pédagogie : j'ai appris " sur le tas" et comble de l'ironie, mon stagiaire a 1 fois et demie mon âge.
Je trouvais déjà ça un peu pathétique... Je n'étais pas au bout de mes surprises. Pleine d'entrain, je discute avec Maxime pour savoir comment il veut fonctionner : je me présente moi-même aux élèves ou tu préfères le faire? Est-ce que tu préfères que j'intervienne ou que je garde silence? que je t'écoute ou que je parte dans ma bulle? Bref, j'essaie d'être fine avec lui!
- Bien, je préférerais que tu ne viennes pas du tout en classe!
* imaginez une expression de visage ébaubi*
... dans mon cerveau : hey le malade, es-tu en train de me dire que je vais être payé pour écouter les potins de la salle des profs tout en faisant semblant de travailler sur mon **** de 3è chapitre de mémoire toi là???
... dans ma bouche : tu es bien certain? est-ce qu'on a le droit de faire ça?
Je me renseigne à un vieux routier et c'est totalement légal!
*imaginez la même expression de visage ébaubi... puis mettez-la au carré*
Ok. Les écoles n'ont pas de budget pour acheter des dictionnaires, déployer des ressources de soutien pédagogique et psychologique, mais on me paye moi, ti-coune d'étoile pour avoir un stagiaire et ne rien faire? Dali est à nos portes, je vous le dis; le surréalisme n'est pas mort!
Je sais je devrais me taire et remercier le ciel pour de l'argent si facilement gagné, mais faut être honnête un minimum et dire toutes les failles du système et non taire celles qui m'avantage.
Imaginez maintenant ce que ça peut représenter comme gaspillage $ à l'échelle de toutes les écoles de la province.. et c'est une "faille" parmi combien d'autres?
... Ça me tue...
Rassurez-vous, j'ai trouvé le moyen de me rendre utile : j'ai dépanné dans un autre groupe parce qu'il y a eu un malentendu entre le prof et la répartrice au plan des dates et cette dernière n'avait pas trouvé de suppléant.
En une journée, j'ai trouvé le moyen, dans un seul avant-midi, d'avoir un stagiaire et de me dédoubler... je peux bien être épuisée! hihi
17 janvier 2008
Un coeur fif? Un foie gai? No Way! Pas au Canada en tout cas!
C'est une décision qui me dépasse. Comment peut-on refuser un don d'organe, un don de vie, sous prétexte que la personne appartient à un groupe susceptible d'avoir des comportements à risque? Cette décision de santé Canada repose manifestement sur des préjugés. Les gais ne passent pas tous leur vie à courir la galipotte, à baiser à gauche, à droite, en diagonale; ils ne multiplient pas nécessairement les partenaires.. Ils dorment et travaillent aussi! D'ailleurs les comportements "à risques" ne leur sont pas exclusivement révervés et sont le faits de plusieurs hétérosexuels. Mon propos rejoint entièrement celui de Laurent McCutcheon, président de Gai-écoute:
«Ce n'est pas lié à la conduite mais c'est lié à un groupe de personnes, c'est ça qui est difficile à accepter»De plus, j'ai la candeur (et la grande espérance) que des tests sont effectués avant de greffer un organe, quelle que soit sa provenance. Bien difficile aussi de déterminer l'orientation sexuelle d'un accidenté de la route... On fera des tests pour éprouver les compatibilités et les éventuelles maladies : le sang gai est-il différent du sang hétéro? Une technicienne en hématologie me confirme que non.
Ce que je trouve insidieux, c'est que par un tel réglement, on invite les personnes à se disqualifier elle-même du don d'organe. Pendant ce temps, les patients - l'appellation ne peut être plus adéquate- qui attendent un organe sont fragilisés, tant au plan physique que psychologique. Bra-vo Santé Canada!
Cette décision démontre également la valeur qu'on peut accorder à une vie au Canada...
A-t-on les moyens (valeurs morales et financières) de laisser mourir des personnes à partir d'une décision reposant sur la discrimination?
15 janvier 2008
Antoine-des-bois au Verrre Bouteille - 9è travail
Le spectacle commence à 21 hres. Notre première impression est confirmée : ce soir, il n'y aura pas de Cornets. *déception* Toutefois, j'ai foi en Tony. Je dois avouer que ca prenait de la foi pour supporter sa barbe d'homme sorti tout droit de son camp de bûcheron! Et , il y a un détail qui me trouble toujours avec les barbes fournies.. c'est vraiment niaiseux, mais saudit que je trouve ça lette. (pas laid.. rendu là, c'est lette.) Quand un chanteur porte fièrement une barbe digne d'Ovila Pronovost défrichant à lui seul l'Abitibi, quand il se met de profil et qu'il pousse sa toune, bien, les lèvres sont camouflées dans le poil et la bouche a l'air d'un trou béant. Je trouve ça leeeette! Je suis possiblement la seule que ça peut perturber, mais voilà!
Antoine est un excellent showman, néanmoins l'absence des Cornets se faisait sentir dans le rythme et la dynamique du spectacle. Un piano et une guitare, ça diminue le registre du beat! De plus, à 2 ou 3 reprises, j'ai eu l'impression qu'antoine se tournait vers l'arrière - là où sont généralement les musiciens- pour avoir un petit regard complice... mais son regard complice se heurtait au noir du rideau de fond. Ces petites lacunes ont été compensé par la spontanéité et l'intimité que le spectacle a permis.
Se métamorphosant en Grégory Charles - tout en conservant ses 2 sourcils et sa barbe - Antoine a proposé au public de faire des demandes. Les titres jaillissaient de partout. On a eu droit a de sympathiques extraits de " I think of you" ce qui m'a fait sourire un bon moment.. et m'a sacré la toune dans la tête aussi : ce qui TUE... surtout qu'on connaît juste le maudit refrain..Vous voyez j'en parle et ça monte à mon esprit... ! AAAAAAAAAAAH!
Notre tablée étant constituée d'une bande d'intenses, nous avons profité de l'interminable entracte (30 min) pour dresser une liste de chansons qu'on aimerait entendre... et la faire remettre à Antoine avec un Black Velvet, question que ça coule mieux. Résultat? On peut soudoyer Antoine Gratton. Avis aux intéressées.
Deux invités simili-prévus se sont joints à Antoine le temps d'une ou deux tounes. Jean-François Fortier a interprété " une fille pour chaque saison" et "attends-moi" . J'ai beaucoup aimé. Toutefois, j'aurais un message à passer à TOUS les chansonniers/auteurs-compositeurs-interprètes/artistes invités au show d'un autre : ne nous contez pas votre vie dans le détail trois-quatre fois. T'es là pour chanter, un p'tit bonjour... c'est suffisant. Je ne me cherche pas d'amis.. et je ne veux pas faire de bénévolat à une ligne d'écoute.. ok? Je suis bien prête à vous laisser jaser si " vous l'avez l'affaire" , que vous êtes comiques... mais si vous jasez la crowd et qu'elle ne réagit pas.. ou quand c'est pas le temps : soit que la foule est composée de personnes polies, soit que personne t'écoutes.. so.. CHANTE! Désolée, fallait que ça sorte. Interpelée par Antoine à venir faire un duo, dès son entrée au Verre Bouteille, Élisabeth Blouin-Brathwait a interprété une chanson de Marvin Gaye. Je trouve qu'elle a une voix fantstique, mais ce soir-là, j'ai trouvé sa toune in-ter-mi-na-ble: sans émotion...
Le spectacle a pris fin avec " Tous les jours" que les gens présents ont chanté en canon, orchestrée par le sympathique bûcheron qui est montée sur la chaise d'une de nos amies pour l'occasion. C'était sympa.
En général, j'ai passé une bonne soirée, mais ça n'a pas été aussi intense que la fois précédente... Mon enthousiasme était en symbiose avec les applaudissements du rappel... francs, mais pas exaltés.
14 janvier 2008
Mourrial..c'est décevant!
Pas de mes amis ou du show (ça fera l'objet d'un autre billet) .. non je suis déçue des nids de poule!
Oh oui, mesdames et messieurs, moi poussière d'étoile, en me fiant sur le journal télévisé, je m'étais préparée un kit de survie : boussole (on peut se perdre à la grandeur qu'ils ont), échelle ( merci au prof masqué), pain, brie (tant qu'à être pris, aussi bien se régaler), bouffe d'astronaute désesséchée ( les secours, on le sait, ce n'est pas toujours rapide), réserve d'eau, linge de rechange... Et comme je craignais de tomber dans un nid d'autruche, habité par des robineux, alors j'avais aussi amener une bouteille de vodka, du gin... J'avais tout envisagé!
Eh bien croyez-le ou non, je n'ai croisé qu'un nid de poussin, que j'ai fa-ci-le-ment évité, en dépit de mes aptitudes limitées dans le domaine de la conduite automobile!
Poussière 1 - Montréal 0
Toutefois, j'ai été surprise par trois dos d'âne, sur lesquels j'ai gaiment steppé...Clépétar et Miss Martini pourront témoigner.
Poussière 1 - Montréal 3
Je me vengerai... !!!
I'll be back!
12 janvier 2008
Mourrial.. ou quand partir c'est un peu mourrir de peur
Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas une de ses filles-pissou qui craignent de conduire à Mourrial parce qu'il y a du traffic ou que tout le monde chauffe en fou. Je ne suis pas non plus de celles qui craignent de se faire assassiner à tous les coins de rue, qui voient des méchants partout ou qui redoutent de se faire violer par tous les membres d'un gang de rue... (je vous dirais même que compte tenu de ma situation actuelle, un viol serait une bénédiction, dis-je en grugeant les barreaux de chaise...)
Non. Ce qui me fout les jetons pour le trajet de demain : les nids de poule. Avec ce que j'ai vu à la télé, je ne peux faire autrement que d'avoir la chienne. Je m'imagine déjà, une roue manquante (et je nai pas de roue de secours) appelant le CAA à grands coups de signaux de fumée ( je n'ai pas de cellulaire) en pleurant toutes les larmes de mon corps (je n'ai pas de dignité) .. et tout ça parce que mon auto a été meurtrie (rien de moins) par un nid de poule - que dis-je d'autruche!- qui se dissimulait à mon regard inquisiteur! Voilà ce dont j'ai peur.
Alors pitié, monsieur le maire Tremblay : débloquez un budget!
3 janvier 2008
Silencieuse individualité
Voici un poème de Martin Niemöller, pasteur et théologien allemand, déporté dans les camps de concentration:
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester"
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en prenant conscience des horreurs nazies, l'occident a déclaré : "Plus jamais". Pourtant, des génocides ont cours -en ce moment- sur notre planète. Les diplomates et les gouvernement occidentaux se taisent. Les citoyens se sentent impuissants: les drames africains ou moyen-orientaux sont si loins, abstraits de notre réalité. Les nouvelles nous crachent en continue des images au visage, des témoignages de journalistes...en réaction à tout ce bruit, nos oreilles se ferment : les nouvelles deviennent acouphène : bruit constant plus agaçant que révélateur. Nos yeux restent de glace : le spectacle est connu, reconnu... Nos bouches se musèlent au nom du " À quoi bon?" Nous devenons indifférents.
Je ne suis pas mieux que vous autres : je ressens la même impuissance. Je me sens perdue dans le magma politico-économique mondial. La terre tourne, je suis le mouvement, mais je ne l'influence pas.
Pire... j'avoue que la croisade ne m'attire pas.
1 janvier 2008
Petit bonheur tranquille
Ce n'est pas des souhaits à faire au monde ça!!! Encore moins une chose à se souhaiter soi-même.
Si tout le monde a une tite vie tranquille, qu'est-ce qu'on va avoir à se raconter l'autre bord?
L'éternité, c'est long.



