
Il y a des jours de même... !
" Dans la vie, c'est comme ça, Ya des hauts pis des bas"
Le spectacle s’ouvrait sur des dizaines de visages de femmes prélevés à même des peintures du 16e siècle à maintenant (de ce que j’ai pu identifier). Les visages étaient liés par des fondus et l’enchaînement était d’une fluidité impressionnante. La table était mise pour la femme de la soirée : la reine Diane Dufresne qui a généreusement livré neuf de ses chansons. Après une pièce musicale (j’ai perdu mon programme, alors je ne saurais vous dire laquelle), la reine s’est présentée sur scène dans une splendide robe violacée pour entonner « Partager les anges », une pièce de son dernier disque, créée lors du spectacle « Plurielle ». Elle a enchaîné avec « Que », une des plus belles chansons d’amour que je connaisse. C’était la première fois que je l’entendais sur scène et ouf!
Dufresne a également mis au monde –sur scène- Je t’aime plus que j’t’aime et le Dernier aveu. Les interprétations étaient bouleversantes, particulièrement celle du Dernier aveu, une chanson sur le trépas d’une personne telle que raconté par son amoureuse. Je confesse un motton au gorgotton à ce moment du spectacle.
Suite à une pièce musicale, Diane est revenue – dans un costume différent : pantalon ¾ rouge satiné et redingotte très longue mauve – pour livrer une interprétation aux forts accents théâtraux de Noire Sœur, sur la peur du noir, voire de la mort… qui est l’ultime noirceur : la plus profonde et la plus longue. Pour cette chanson, elle a joué de sa voix, en la modulant beaucoup. C’était a-do-ra-ble. Je retrouvais ma Diane que j’aime.
D’autant plus que le troisième bloc étaient composés des chansons qui rejoignent les préoccupations politiques environnementales de l’artiste : Locataire, Mille et une nuit et l’Été n’aura qu’un jour. Diane portait le même haut que pour les pièces précédentes, mais avec une jupe juxtaposée au bas, et sans redingote. Des poches étaient cousues sur la jupe. En chantant, Diane sortait des foulards de ses poches : il y en avait au total 5 ou 6, dont un rouge vif… du sang. Diane l’a porté à son visage pour essuyer des « larmes ».
Je souligne ici, le talent du designer Mario d’Avignon : ses robes – et celles d’hier ne faisaient pas exception – sont des perles d’ingénuité et d’ingéniosité. Autre élément de mise en scène : presque tout le long du récital, des images étaient projetées sur un immense écran situé à la droite de la scène. On retrouvait certaines projections présentées dans « Plurielle ».
C’est sur une note d’espoir, avec Hymne à la beauté du monde, que s’est achevé le concert. Un grand moment d’émotion quand Diane a demandé au public de faire des « la la la » en chœur sur l’air de cette chanson fabuleuse. La foule, d’abord tiède, a emboîté le pas de bon cœur. Et remotton dans le gorgotton. J’aurais aimé qu’on chante plus longtemps. L’harmonie collective est si rare dans notre époque de « je-me-moi » où tous sont à la recherche d’un bonheur, d’un absolu, de leur inatteignable étoile… parce qu’ils refusent d’admettre que la clé n’est pas dans Le secret, mais dans l’effort, individuel, certes, mais également collectif.
Toutefois, quand environ 600 personnes entonnent Hymne à la beauté du monde, comment ne pas espérer, comment ne pas croire au meilleur? Pour sa sensibilité, son sens du beau et de l'absolu, Diane Dufresne est nécessaire à mon hygiène de vie. Je nous souhaite d'autres artistes de cette trempe, car à tout moment, je crains que la reine ne tire sa révérence pour se tourner définitivement et exclusivement vers ses pinceaux...
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D'ailleurs, les toiles de l'artiste sont exposées en ce moment au Petit Champlain de Québec et elle participera aux festivités du 400e anniversaire de la capitale.
Mais voilà ti pas que ma semaine commence en coït interrompu : Mélou ne vient plus voir Josianne...


Deux compilations pour représenter deux oeuvres incontournables : celles de Brel et d'Azanavour. De ce dernier, j'apprécie la tessiture de la voix et la beauté des textes. Du Belge, je retiens la fougue, l'intensité, le sens critique (les singes par exemple) , une révolte. Le grand Jacques trône dans mon p'tit coeur!
L'opéra-cirque est la deuxième face du disque " à part de d'ça j'me sens ben". C'est le disque où DD pose avec un t-shirt à fleur de peau : le drapeau du Québec peint sur elle. Vous êtes situés?! Même si aucun des grands classiques (Laissez passer les clowns, Le Parc belmont, J'ai 12 ans...) du répertoire dufresnien ne figurent sur ce disque, l'opéra-cirque demeure pour moi un classique du répertoire de Diane Dufresne : apocalyptique, à vif, visionnaire, l'interprétation de la chanteuse est extraordinaire (surtout dans la marche nuptiale des condamnés à mort). Les thèmes abordés sont encore d'actualité : la fuite du temps, l'oppression du monde moderne, la vie, la mort, le sexe. Ça vient chercher aux trippes : rien de mieux que l'opéra-cirque pour sortir le méchant! Une oeuvre magistrale. Pour l'anecdote : c'est en entendant ce disque que Michel Berger a eu envie de collaborer avec Luc Plamondon. Conclusion? Starmania! Vous connaissez? Ce disque n'est pas sorti en France, parce que Barclay (cie de disque) évaluait que ça équivalait au suicide de la carrière française de Diane Dufresne.
Eh oui, un autre CD de Diane! Diane Dufresne est une indispensable de mon univers musical. Effusions regroupent des compositions originales ainsi que des chansons entendues en spectacle. D'ailleurs, pour l'ensemble de mes choix, les spectacles ont influencés mes choix... sauf pour Opéra-cirque et le disque des Colocs. Mes souvenirs musicaux sont davantage associés aux souvenirs de scène qu'au disque. Le disque est une passerelle; un passe-temps entre le ici et maintenant et le prochain show.. revenons à Effusions. Les textes sont riches (avec un coup de coeur pour "J't'aime plus que j't'aime"et "Psy quoi encore"), l'interprétation est juste, dépouillée, sans flafla... C'est un disque d'équilibre. La collaboration avec Alain Lefèvre est particulièrement sensible. Pour plus de commentaires, je vous réfère à ma critique parue en octobre.
L'album éponyme de Pierre Lapointe pour la sensibilité, la nostalgie, la tristesse sans complaisance, l'intemporalité de la musique, la poésie, l'alliage du passé et du présent au plan des arrangements... La richesse des textes est inconstestable : Pointant le nord et Tel un seul homme en tête de liste. Accessibles, les textes demeurent complexes et plurisémiotiques. J'adoooooore! Pour reprendre l'expression d'Hortensia, je parierais que dans 10 ans, il figurera toujours dans mon palmarès personnel...
Un univers, du rythme, des arrangements très contemporains, très pop tout en conservant une poésie particulière...voici la forêt des mals-aimés! Il était impossible que je ne mette pas le deuxième disque de Pierre Lapointe dans mon palmarès. Le disque est excellent, le spectacle l'était encore plus! Vendue à Pierre Lapointe et à Diane Dufresne? Moi!!!! Jamais..... (hum hum)
En famille, de mes aïeux, c'est comme des pantoufles... en mieux : agréable, confortable... avec des pointes critiques et du rythme. Essentiellement, un de mes meilleurs souvenirs de spectacles... Mes coups de coeur : Le repos du guerrier, continuer pareil, toune en on et la grande déclaration (le gars qui me dit ça : je lui fais un enfant sur le champ!!!). C'est un album plein de vie et de santé! Un disque qui fait du bien!
Dehors novembre : c'est mon disque-déprime par excellence. Intense. Sombre avec des pointes lumineuses. Sensibilité extrême. Ya rien à dire sinon qu'à l'écouter.
Quatre saisons dans le désordre est selon moi le meilleur disque de Bélanger... probablement parce qu'il est le reflet de ma vie actuelle et qu'il bat entre mes oreilles incessamment. Je trouve une belle simplicité dans ce disque, des questionnements qui m'habitent aussi,de la sensibilité aérienne, ainsi que la poésie de l'auteur... son univers. Avec les 2 de Diane Dufresne et les 2 de Pierre Lapointe : il complète mon top 5!
Il était une fois dans l'est : Antoine Gratton! (À voir en show...à regarder de tous ses yeux! Il est tellement beau à voir aller!)
Repenti, de Renan Luce : des textes originaux, une voix feutrée et unique en son genre, un p'tit monde bien fantaisiste et plein de charme.. En espérant que les francofolies auront la bonne idée de l'inviter!
Le disque en préparation de Josianne Hébert ... en espérant de tout coeur qu'il soit inspiré par le spectacle. Elle fait du bien au coeur et à l'âme elle aussi! (C'est quétaine à dire, mais c'est ça!) Entendez par vous-mêmes.



Le gars à genoux... remarquez bien comme il n'a pas l'air de tripper... C'tu clair???- Poussière, maman doit te parler. Il y a une grande nouvelle.
- Ah… oui… quoi? Quoi? Quoi, haletais-je (oui, déjà, je me donnais à fond dans toute entreprise que ce soit de manger une glace, de colorier ou de danser)
- Maman a un bébé dans son ventre. Tu vas avoir un p’tit frère ou une p’tite sœur.
- En rigolant, « Ah oui, tu sais ça toi! »
- « Ben oui. On a déjà une petite fille, on en a pas besoin d’une autre! »
Depuis, j’ai délaissé les blocs multicolores mais je continue d’architecturiser des royaumes à la dimension des gens que j’aime; je demeure fidèle à leur essence telle que je la perçois et à ce qu’ils représentent pour moi. Vous décrire en quelques mots la complexité de ces résidences oniriques m’est impossible. En esquisser le plan général est plus réaliste : une maison de fées bleue et blanche située dans une clairière pour Émilie, un loft moderne et en bordel pour mon p’tit frère (j’avais bien anticipé sur le sexe du frangin), une maison champêtre pour Valérie et son amoureux, un palais onirique pour Caro-la-reine-de-rien, une jolie maisonnette à Québec pour Marie-Pier, condo moderne et fonctionnel pour Daphné, grande maison de ville pour y loger Anick-la-hip et ses mômes à venir... Œuvres d’art, dessins d’enfant, musiques, souvenirs, sourires et délires complètent la décoration de leur domaine et demeure intime.
Quand les habitations sont choisies, je les construis sur des îles ou des continents dont moi seule détiens les secrets. La géographie du cœur n’est pas enseignée dans les écoles et c’est parfait ainsi. Au fil des saisons et de la vie, j’ai aussi appris à relocaliser des personnes ou à faire table rase sur certaines maisons, certaines relations.
Parfois, j’ai également tenté de savoir à quelle enseigne ces êtres m’avaient logée : amitié, amour…La vie s’est toujours chargée de me donner mon adresse dans leur cœur…jusqu’à ce jour où, après ma rupture avec l’ex, nous avons commencé à nous fréquenter davantage : on a niaisé, on a ri, parfois pleuré. À tes côtés, la vie est d’une simplicité et d’une fluidité…comme l’eau elle coule et reste insaisissable, mais elle est aussi tellement rafraîchissante : comment ériger ta demeure si tu me glisses des mains sans cesse?