28 octobre 2007

Mon gala de l'Adisq... en vrac et en rafale

Voici une porte sur mes commentaires et pensées les plus profondes lors de mon écoute du gala de l'Adisq :

- Coudonc, c'tu moé où y'ont toute la même cravate? (...) Ah ben non, Sylvain Cossette, sa cravate est ni blanche, ni noire, ni en genre de satin.. est carreautée rouge style écossais. La vie n'est-elle pas assez cruelle?

- Alain Lefebvre y'est ben cute avec ses lunettes là... j'ai presque un p'tit kick dessus moé là. Sérieusement, je l'ai trouvé vraiment bon dans le numéro d'ouverture. Il a l'air passionné ce gars-là! (voix de lisa simpson : "Viiiite tous à la bibliothèque pour emprunter un cd de lefebvre!")

- Le simili quizz tous pour un visant " plugguer" les gagnants de l'Autre gala ... je veux bien croire qu'on veuille donner plus de place (temps d'antenne) aux gagnants, mais le concept "quizz" me rappelait tellement ce qu'on faisait en Art Dramatique en secondaire 2 ou 3... Pitié, vous êtes des professionnels du spectacle!

- La formule du 1 minute de discours je dis ceci : AMEN!)

- Manque de piquant : pas de "scandale" de conneries... quoique j'ai bien aimé les petites pointes pendant le quizz.. surtout celle sur Frédéric de Grandpré qui a gagné meilleur album jazz. Ariane de préciser qu'il est excellent.. comédien. hihi Cheap shot, mais tellement pleine de vérité!

- Chapeau à Stephie Shock et à Cholé Ste-Marie pour la pertinence de leur propos concernant les troubles anxieux (pour Revivre) et les aidans naturels. Ce n'était ni moralisateur, ni quétaine. Good job.

- Pierre Lapointe et les mals-aimés gagnent spectacle de l'année! Pendant les remerciements, Pierre remercie les gens qui sont allés voir son spectacle. Dans mon cerveau : " bon, ça approche il va remercier miss martini et clépétar.! " Et je rigolais toute seule. (je sais les filles, c'est pathos!)

- Moment d'extase : Pierre fait un clin d'oeil à Diane Dufresne qui lui a donné le goût de faire son métier autrement. Mes deux prefs dans la même phrase. Mes neurones explosent, mon cerveau génère des confettis et il en profite pour m'allumer un ste complet de lumières de nowel clignotant dans chaque oeil. Le tableau est achevé par un sourire béat sur mon visage... j'ai l'air du télétubbies rouge sur l'acide!

- Les numéros musicaux m'ont donné le goût d'aller voir les shows : surtout Daniel Bélanger que j'hésitais encore... en dépit de tous les bons commentaires entendus et lus.

- Isabelle Boulay, interprète de l'année... oh surprise! oh... C'est un vote d'habitude tant qu'à moi... " bon, ya pu de chips calique"

- Nicolas Ciccone, interprète masculin de l'année... ??????????? Il y a Pierre Lapointe en nomination...le gars a vendu j'sais pas combien de disques et de billets de spectacle, fait un show avec l'orchestre symphonique - diffusé à la télé de surcroît-.. Pierre était partout, des personnes de toutes les générations assistent à ces spectacles... MAIS NON, le public a voté pour Ciccone...le public qui fréquente assidument les St-Hubert pour gagner un voyage. Ben moi j'ai voté par internet... et je l'ai mon voyage! C'est un vote, non pas ethnique, mais générationnel de matantes! Et même en dehors de Pierre, il y avait aussi d'autres bons prospects comme "finaliste", je pense à Daniel Bélanger entre autres.

- D'ailleurs, je tiens à remercier Daniel Bélanger pour avoir ruminé sa gomme devant ma face (ouioui, pas la vôtre) en plein écran.. en gros plan. *contente de pas avoir le Hautre définition... je ne voulais pas savoir la saveur!

- L'animation de Louis-José Houde : RIEN à chiâler!!! Je l'aime Louiiiis!

Et vous, votre gala?

l'enfer des boîtes

Aujourd'hui je fais des boîtes. Eh oui M. Poussière et moi partons en réflexion chacun de notre côté pour 2 mois. Monsieur reviendra à l'appartement, et moi chez maman. Eh misère. Une chance, je quitte seulement avec l'essentiel : mes dossiers de maîtrise, mes vêtements d'hiver, les principaux CD mon ordi et ma brosse à dents. Je laisse ma dignité et une partie de mon bonheur au fond d'un vieux placard poussiéreux. C'est difficile de mettre en boîtes ses choses pour les ramener à la case départ.

C'est tristounet et weird. Mais ce n'est pas une quête aussi ardue que de trouver les sus-mentionnées boîtes vides. De mémoire de jeune femme, les commerces ont toujours été ouverts à donner leur boîtes aux gens qui déménagent. Eh bien, cette époque est révolue, tenez-vous le pour dit! Aux commis qui successivement s'excusaient de ne pas pouvoir m'aider, j'avais envie d'hurler : "eille le cave, je le sais que tu me dis non parce que tu es trop lâche pour aller les chercher!" À la place je me suis contenté d'un pâle et poli " merci quand même". Saudite éducation civilisée!

Finalement, j'ai réussi à trouver des boîtes dans le garage chez ma mère. On s'entend : pas des traditionnelles boîtes de carton, noooon, des boîtes décoratives en genre de simili papier-mâché home made en Chine (elles sont coriaces malgré tout) d'un beau vert paparmanne qui me donne envie de gerber. Elles étaient vides, emboîtées les unes dans les autres et inutiles. J'ai déduit que ma mère ne m'en voudrait pas de les prendre...

Alors maintenant que j'ai expié un peu du "grrrr" qui m'anime, je vais retourner empaqueter mes choses à la vitesse de l'éclair... C'est la technique du sparadrap: tire vite sur ce qui fait mal!

25 octobre 2007

Ça plane pour moi, moi, moi, moi, moi!!!!

J'ai une invitation au lancement du disque de Diane Dufresne!
J'en reviens juste pas!!!!
Vivement le 5 novembre!

*Joie dans mon coeur*

24 octobre 2007

Dans une file au Dollorama de la pensée..

Je m'impatientais cet après-midi, dans un magasin, alors que je voulais simplement payer mes items et sacrer mon camp, lorsque je m'interrogeai : (oh yeah! j'ai utilisé un temps de verbe batard)

Existe-t-il quelque chose de pire que d'attendre?


Attendre un résultat d'examen super important...
Attendre de savoir si on a le travail pour lequel on a postulé...
Attendre le prochain chèque de paye pour faire une épicerie décente
Attendre le retour d'un être cher...
Attendre que le temps fasse son oeuvre et nous délivre d'un chagrin...
Attendre des heures à la caisse d'un magasin parce qu'une vieille madame a décidé de libérer sa sacoche de la monnaie qu'elle accumulait depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale... (Y a-t-il pire moyen de perdre une jeunesse... qui, on le sait, ne repassera pas)
Attendre l'autobus à - 30.

Qu'elle soit longue ou pas et bien qu'elle puisse exceptionnellement être source de plaisir,en général, l'attente tue, l'attente mine, l'attente rage, l'attente déprime.

Qu'est-ce qui peut miner plus qu'attendre?
Oui,
E-s-p-é-r-e-r!

Question de Timing

Vendredi soir dernier, j'ai passé une soirée relaxe avec une amie. Potinage dans un café et location du DVD de MArtin Matte. On a mis notre cerveau à off le temps qu'il joue son prétentieux personnage, qu'il nous raconte son premier accident de voiture, qu'il témoigne du traumatisme cranien de son frère et nous fasse la démonstration de sa théorie : une femme n'a pas de conscience du danger face à un individu. C'était bien, mais sans plus ce DVD. Vers 1h am je vais la reconduire chez sa mère. Je ne suis pas fatiguée et j'ai envie de faire un mini-détour en auto... En fait j'ai le goût d'une longue ballade, mais je me sens toujours coupable de "scrapper" la couche d'ozone si je n'ai pas de but, de destination...

Je me stationne dans la rue, sur le côté de mon bloc, je verrrouille mes portières et je me dirige vers le trottoir.

Quoi? Que vois-je?
Un type avec un capuchon est en train de toucher à la poignée de porte de mon petit royaume d'appartement!!!!

Je laisse échapper un souffle de surprise (je ne dis pas cri, parce que ce serait nettement exagérer les décibels qui émanèrent de mon humble personne.)

Le gars se retourne. On se regarde dans les yeux, et moi je continue d'avancer vers le trottoir comme si je ne restais pas là! (Aucune conscience du danger face à un individu disait Martin Matte...) Il quitte calmement les lieux.

AHHHHH --- dans mon intérieur.

J'entre par l'avant de l'appartement. Saisi le téléphone, prête à faire 911 et je vais à l'arrière m'assurer que les portes sont verrouillées. Eh bien non!!!!

Question de timing... dans ce quartier qui fera de moi une survivor

23 octobre 2007

D'effusions en effusions, Dufresne fusionne!


Effusion : n.f. manifestation vive et sincère de sentiment qu’on éprouve (du latin effundere) répandre du sang, étendre de la peinture…

Effusion, est aussi le titre du dernier disque de Diane Dufresne.

Sur les douze chansons qui composent l’opus, trois ont été crées sur scène lors de la tournée Plurielle. Les arrangements ont été changés, et à mon sens s’ils perdent en volume, en amplitude, ils gagnent en subtilités. Restent que j’ai un faible pour les versions présentées sur scène. Mais ne nous leurrons pas : Diane Dufresne c’est la scène avant tout. Alors il est fort probable que ma préférence soit influencée par les souvenirs associés aux prestations scéniques. J’ai vu le spectacle six fois…ça marque!

Toujours au plan musical, le piano d’Alain Lefebvre est sur le même pied d’égalité que la voix. D’ailleurs, la participation d’Alain Lefebvre donne le ton au disque : peu de batterie, pas de guitare électrique et une chanson en hommage au pianiste André-Mathieu, la réhabilitation du pianiste étant le cheval de bataille de Lefebvre depuis quelques mois, sinon quelques années. Il faut aussi mentionner la présence des cordes qui ponctuent magnifiquement les pièces. Certains arrangements ont été faits par Michel Cusson…dont la présence est reconnaissable, mais discrète. Malgré une marche militaire aux accents arabisants (Milles et une nuits) et un tango argentin (Passé Date), Effusion est somme toute un disque homogène. On retrouve aussi une chanson de Catherine Lara (Dernier aveu). Le texte parle des adieux qu’on fait à une personne mourante, mais la musique de Lara et l’interprétation de Dufresne sont étrangement très similaires à la chanson New York Requiem, enregistrée, en 1993 par Dufresne.

Les principaux thèmes abordés sur l’album sont le temps, la mort, l’amour, l’environnement ( dont un excellent texte en prose d’Hubert Reeves mis en musique par Marie Bernard), la folie et la liberté. Mon coup de cœur est la chanson Psy quoi encore, un texte délicat, une interprétation sublime et plus corsée. J’y reconnais plus que partout ailleurs, l’essence rock de la Diane Dufresne qui a su me convertir! La chanson Si tu crois, écrite par Jean Laforest dans les années 1940 ou 1950, est également un coup de cœur puisqu’elle dépeint un peu ma vie actuelle. Peindre des toiles offerte par Daniel Bélanger prend l’allure d’un conte contemporain tragiquement charmant qui réunit la chanson et la peinture, ultime passion de l’artiste. D’ailleurs, la pochette du disque est conceptualisée à partir des peintures de Diane Dufresne. En effet, on a jouxté des peintures aux photos de scène de Caroline Laberge.

Au fil des écoutes, ce disque m’a domestiquée. Eh oui, je dois admettre que je souhaitais des pièces qui déménagent davantage, des envolées et des torsades vocales. La violence de Dufresne qui parcourt, voire transcende, son œuvre, est pratiquement absente de l’interprétation. Si la femme semble avoir atteint la sérénité, pas moi! Et cette violence qui donnait force et caractère aux textes me manque. (Je sais, je sais, c’est carrément égoïste). L’interprétation reste sensible et c’est l’essentiel. La qualité générale du disque, des textes, des arrangements et de l’interprétation en font un incontournable de ma collection personnelle.

Ce disque, son 25e, sera-t-il le dernier de Diane Dufresne? En tant que fan finie et sans jugement (!) j’espère évidemment que non. Tant que Dufresne aura des choses à dire, j’espère qu’elle ne se taira pas, en dépit du stress qu’engendre l’enfantement d’un disque ou d’un spectacle.

Dans la chanson Passé Date –qui a failli être la pièce titre de l’album– Diane Dufresne fait un retour sur son passé; elle « se récupère » pour reprendre ses mots :


« Pourquoi faut-il être sans cesse celle qui fut,
tenue prisonnière d’un ou d’une statue
Je ne suis pas à la recherche du temps perdu

Je mue, m’use
Mu m’amuse
La muse émue

Si je n’m’abuse
J’suis passée date à c’qui m’limite
Meilleure avant et puis après. »


Meilleure avant?
Différente, certes.
Meilleure avant : c’est à prouver!

Et puis après!
Un spectacle? un disque? Une collaboration avec Plamondon?
De la peinture? Peinture! C’est la seule certitude…

22 octobre 2007

M'en va vous éduquez... encore! ;)


La chanson "Aaaaaaaand IIIIIIIIIII wiiiiiiiiiiiiiiiiilllllll aaaaaaaaaaaaaaaaaaalways loooooooooooooove yoooooooooooooooooooooooooooooooou" interprétée par Whitney Houston était à l'origine une toune de la babinesque Dolly Parton.

En plus, Elvis, aurait voulu en acheter les droits afin de l'interpréter sur un de ses disques.

Non mais je vous en apprends-ti pas des affaires importantes?

21 octobre 2007

des nouvelles de poudlard

Mon "comeback" n'est pas officiel.. mais je n'ai pas pu résister...

http://www.cyberpresse.ca/article/20071020/CPARTS02/71020045/-1/CPARTS02

18 octobre 2007

Pas mort, mais pas fort

Quelques mots pour dire que ce blog n'est pas mort...
Je suis en pause.. le temps de mettre de l'ordre dans ce bordel ambulant qu'est ma vie depuis lundi dernier.

Alors, n'envoyez pas le fleurs tout de suite. Je vous reviendrai!

"Tôt ou tard, la réalité te rattrape
et pis tu passes au batte
(...)
Tôt un boutte de toé qui part
tantôt, talleur, quelque part"
- Vincent Vallières

12 octobre 2007

Pour avoir des oreilles fleuries!

Un p'tit message de fin de vendredi pm pluvieux, question que vous partiez en week-end avec de la musique dans vos oreilles. Je vous laisse les liens parce que je n'ai toujours pas réussis à installer Imeem sur mon blog. Ça fait pitié. Faites vos dons.

1- Vivianne Audet
Je vous avouerai avoir écouté seulement la chanson " Disfonctionnaire" et l'avoir trouvé char-man-te et jouis-si-ve. Et je pè-se mes mots. Mettons qu'elle tombait à pic dans ma tite vie. Et je concluerai ainsi mon chialage de la semaine sur la fonction publique.. avant qu'on me traite de jeune femme aigrie...

2- Gaelle
J'ai un faible pour Cockpit. Elle donne de la drive.. et on dirait presque une version nouveau genre et joviale de " donnez-moi de l'oxygène" de Diane Dufresne, au niveau du thème. (ou je suis peut-être juste trop dans l'univers dufresnien ces temps-ci.. à vous de me le dire)

3- Josianne Hébert
J'ai gardé ma préférée pour la fin! J'ai longuement élaborée sur Josianne dans un billet précédent. Alors ne vous reste qu'à aller écouter !!!

Allez, maintenant!


...


oui oui.. MAINTENANT.

11 octobre 2007

Think positive

Ce matin, je suis réveillée par le téléphone.

- Bonjour Poussière?

- moi éclaircissant ma voix le plus subtilement possible pour ne pas montrer à la personne que je dormais encore ce qui me ferait me sentir paresseuse... sans riason car il n'est pas si tard. : oui!

- Ici Mme X de l'Université. On a un chèque de 300$ a vous donner parce que ca a été retenu par erreur sur votre paye.

- Ben euh, c'est que je n'ai pas de paye dans le moment.

- Mais il vous arrive de travailler à l'univ?

- oui

- Alors venez chercher le chèque.

Viens un moment dans ta vie, où tu ne t'obstines plus. Il y a une erreur administrative. Elle me profite. Ça ne fait pas de mal à personne. Amenez les bidoux!!!

En après-midi je vais chercher le dit chèque. Je fais de sages projets de ce que je vais en faire.
Je pavoise. Je ne m'en cache même pas. Effrontément je suis heureuse que les comptables se soient trompés...

... malheureusement, ça travaille ce monde-là...

Dring! Dring!

- bonjour Poussière c'est madame X... as-tu encore le chèque en ta possession?

- oui.

- peux tu le ramener il y a un problème, on doit se concentrer encore sur ton dossier..

- ok...

J'y retourne sur le champ. La secrétaire me demande de patienter. Je ne suis pas heureuse. Je ne suis donc pas patiente. Mais il est important de toujours trouver le moyen de se moyenner une parcelle de joie...

La secrétaire : " Ouin, c'est pas drôle! Tsé elle te dit, "bon magasinage" et là elle te retire les fonds"

Poussière la pince sans rire :
- C'est sûr, j'y voyais tellement mon manteau d'hiver dans ce chèque... Mais bon, ça l'air que je n'aurai pas le choix d'aller vendre des allumettes au coin des rues en portant mon manteau de vla 4 ans...

La dame pas payée pour saisir l'humour...
- Euh...

Moi, qui se dit que tant qu'à y être aussi bien se gâter...(et comme elle ne travaille pas vraiment, je ne me sens pas coupable de la déranger)
- En tout cas, j'espère qu'on va me dédommager pour mon gaz... et mon temps... Je mérite, à mon sens, la moitié du chèque.

Mal à l'aise comme si elle voyait débarquer mes avocats avec des injonctions...
- Euh... ben euh... j'ai des bonbons à la cerise et au citron

- Non merci. J'ai une gomme. Et je n'ai plus huit ans on ne peut plus m'acheter avec des bonbons.

Je fais un large sourire... Elle comprend ENFIN que je déconne...

Ah seigneur... ce sera peut-être une future collègue de la fonction publiiiiiiique

Finalement, la dame de la comptabilité est sortie et comme elle était sincèrement désolée...son regard était franc. Je ne l'ai pas taquinée.

J'ai peut-etre pu le 300$ mais j'ai eu du plaisir pour au moins.. euh... disons 10$.
Je n'ai pas tout perdu.

10 octobre 2007

Tabou culinaire.


Pour souper, je me suis régalée d'un Kraft Dinner, chimique à souhait.

Mea Culpa
Mea Culpa
Mea Maxima Culpa

(évidemment, je varge sur ma poitrine comme une possédée pour expier mon démon.. quoique dans ce cas-ci, je devrais fesser sur l'estomac.. m'enfin... l'important, c'est de varger, non?)

9 octobre 2007

Pourquoi ça tourne carré au Québec, stie!

* Ce texte en est un de gérante d'Estrade, mais kessé vous voulez, certains jours, j'm'aime de même! hihi*

Le 10 novembre prochain, j'irai perdre quelques heures de ma jeunesse à passer les examens de la fonction publique. Aussi, même si j'ai presque peur de le réussir, mon sens de " tant qu'à le faire, aussi bien le faire comme du monde", j'ai pris les infos lorsque des fonctionnaires sont venus nous rencontrer pour nous expliquer comment c'était fantastique dans la fonction publique. J'en ai profité pour demander comment s'effectuait le processus de sélection. La réponse m'a dégoûtée.

Une fois que le futur prospect a réussi le glorieux examen, son nom est placé dans une banque de données. Supposons qu'un ministère a besoin de scrapper l'existence d'un autre être humain créatif pour le fonctionnarisé et le réduire à un rouage d'une organisation. Un employé-modèle, va consulter la base de données afin de sélectionner quelques candidats.

Par exemple, un ministère cherche quelqu'un qui sait travailler sur internet, excell, word et file maker et qui est prêt à déménager à Montréal. L'ordinateur sort les noms de tous les candidats correspondants à ces critères. Supposons que 50 personnes correspondent. Pensez-vous vraiment que les 50 personnes seront rencontrées en entrevue??

Oui? Vous êtes d'une incroyable naïveté mes pauvres...

La réalité est toute autre. L'ordinateur est muni d'une pragmatique fonction " random" qui va effectuer un premier tri. Des candidats plus qaulifiés peuvent ainsi être disqualifiés. Les résultats aux examens, ne comptent pas. RANDOM! Cimonac!

Ce processus s'applique au recrutement étudiant, je le précise. A mon sens, cette manière de faire laisse la porte ouverte au favoritisme et au népotisme.. (J'en ai un exemple patent dans mon entourage.. mais passons...)

La fonction publique a connu un essor considérable dans les années 1960-1970. À l'époque, seuls les meilleurs éléments étaient recrutés. Il faut reconnaître qu'il y avait moins de finissants universitaires que maintenant... Il y en avait moins, mais souvent mieux formés.

Mais ça c'est un autre débat...!

8 octobre 2007

Paradoxes

* Ce texte contient des impressions, descriptions, propos, pouvant s'apperenter à de la mauvaise foi pour certains. Pourtnt, ça vient de mon fond pour parodier l'autre. Nous préférions vous en avertir*

La fonction publique québécoise vient de terminer une ronde de recrutement étudiant. Demain, la fonction publique fédérale en termine une aussi. Si j'ai accepté de m'inscrire aux examens de la fonction publique du Québec, je n'ai pas soumis ma candidature au niveau fédéral.

Au moment de faire mon inscription je me suis dit que ce n'était qu'un examen, que je n'allais peut-être pas le passer de toute façon et que c'était surtout une sécurité. Je ne sais pas ce que je veux pas faire dans la vie, mais le fonctionnariat est mon issue de secours... juste avant de devenir vendeuse de vêtements ou faiseuse de pétates frites.

Il y a quelques minutes, sur msn, mon amie est venue m'annoncer fièrement qu'elle venait de postuler à son premier emploi dans la fonction publique fédérale. Elle en mouillait presque sa culotte. Une vague de mépris est soudainement montée en moi.

Oui. Je méprise les fonctionnaires. Comprenez-moi bien, pas tous. Je pense surtout aux ronds de cuir. Par exemple, les profs, même s'ils sont des employés de l'État, ne sont pas considérés comme étant des fonctionnaire par ma petite personne. Pourquoi? Tout d'abord, ils ne se pognent pas le beigne assez longtemps pour modeler leur chaise à leur derrière (d'autant plus que le jour où les chaises de profs ne seront plus en bois ou en plastique, ils pourront peut-être tenter de les modeler... mais encore là... seuls les plus lâches y parviendront) Ensuite, parce qu'il y a , pour le peu que j'en sais, dans le métier une dose de créativité et de personnalisation du travail. Le prof travaille avec tout ce qu'il est.

Le rond de cuir, quant à lui, travaille à l'abri dans son bureau, idéalement situé au 15 è étage d'un building question qu'il ait une vue imprenable pour inspirer ses décisions basées sur des rapport d'enquête ou de whatever quoi, au lieu d'aller se mêler au monde et voir comment la vie se vie sur le terrain. Il gère des dossiers.

Si je vous plonge dans mon imaginaire, l'aspirant fonctionnaire est une jeune adulte à la conformité exaltée et exaltante : être pareil(le) aux autres en tous points est pour lui une source de plaisir. Il est prêt à délaisser sa couleur personnelle pour se fondre dans les bleus marins, les beiges et les bruns de la masse des bons travailleurs de notre gouvernement, de son administration. Ils prôneront des valeurs écologiques - c'est tellement bien vu- mais tueront des forêts entières en paperasse et en post-it qu'ils négligeront peut-être de recycler.

Le portrait est sombre. Mais il me semble qu'être fonctionnaire, c'est un long suicide qui étiole la vie sur plusieurs années avec pension ... si on toffe jusque là.

Malgré tout, oui, j'irai soumettre mes neurones à l'examen de la fonction publique québécoise. Parce que je ne sais pas ce que je veux faire dans la vie, parce que ça ne coûte rien d'essayer, parce qu'il est hors de question que je commence un nouveau bacc l'automne prochain et que... je crainds d'être vendeuse... Comme ça, si je termine vendeuse, j'aurai au moins tout fait en mon pouvoir...

P.S. Je n'ai rien contre les vendeuses, c'est juste qu'après plusieurs années à l'université, on aspire à autre chose.

Demain, une splendide révélation sur la fonction publique de notre province : je vous dirai pourquoi ça tourne tellement carré des grands bouts!

Bague de la honte

Hier soir, mes amies , nos chums et moi nous nous réunissions dans un petit resto question de souligner 4 anniversaires en même temps. La soirée est sympathique et plutôt vivante. Après le souper, la moitié de notre " groupe" décide d'aller prendre un verre dans une institution locale. En sortant du bar, je réalise que je n'ai plus ma bague!!! Je me souviens l'avoir enlevée au resto..

Cette bague de pacotille ne vaut même pas le plastique et le métal dont elle est faite... mais elle a une valeur sentimentaaaaaaale. Il 10h50. Je décide de retourner au resto, question de m'assurer que je ne l'aurais pas oublié sur la table. Telle une seule femme, je fonce droit sur le resto. J'arrive, les portes sont barrées. Comme si ça allait m'arrêter... On est intense où ben on ne l'est pas.

Je fais des grands signes à un homme qui semble être le propriétaire. Il m'ouvre la porte, je lui expose la situation et à ma grande surprise, le monsieur est genre 12 fois plus intense que moi. Il vient avec moi, tasse les tables, les chaises, enlève les coussins des bancs ... l'étape d'après il appelait le FBI. Je lui dis que ce n'est pas grave, que la bague est trop grosse pour être entrée dans les fentes des coussins. Il ne m'écoute plus: il est possédé.

Il me fait promettre de rappeler lundi matin vers 11 hres, tout à coup que le gars de la balayeuse la retrouverait.

Après quelques minutes je m'extirpe du resto (extirper est le mot juste) et rejoinds mes 2 amies dans la voiture. Je suis un brin tristounette d'avoir perdu ma bague.. mais bon, je me répète que je suis une adulte.

Un flash! Je métire et.. ma bague est dans le petit compartiment à cossins dans mon "dash"

J'ai la honte.

C'est clair qu'à 11 hre ce matin je vais me sentir ridicule à nouveau

7 octobre 2007

Un chouette quartier!

Il y a environ 3 semaines... on découvrait une planque de marijuana à un coin de rue de chez-moi.

Il y a deux jours, une jeune femme s'est fait agressée dans sa voiture (elle a lifté une amie, son agresseur est entrer dans l'auto côté conducteur, elle s'est sauvée côté passager et elle a hurlé dans la rue comme une damnée)... le tout, toujours à un coin de rue de chez-moi (mais dans la direction oppposée)

Je pense à toutes les marches que j'ai prises seule vers 22-23 heures... et je me sens Survivor

Petits plaisirs de la vie

Récemment, j'ai écouté pour la 72è fois minimum le DVD de Louis-José Houde. Il y a un numéro sur les petits plaisirs solitaires... comme donner la première swing de couteau dans le lisse du beurre de peanut, le Tourbillon de la margarine, répondre au téléphone de manière inusité afin de mystifié l'interlocuteur...

Inspirée par ce petit Louis, j'ai expérimenté un petit plaisir créé par moi-même: je suis allée à l'épicerie et la caissière avait un macaron avec son prénom. Appelons-la Carole

- Bonjour Carole
- euh. bonjour.
(Carole scanne les items)
- Je vais payer débit et je prendrais un retrait de 20$ en plus si c'est possible.
- Ok
Et en la regardant dans les yeux :
- Merci beaucoup Carole

Conclusion : Utiliser le prénom d'une employée peut lui écarquillé légèrement les yeux et nous faire passer pour une pastorale.

À essayer avec un employé de moins de 30 ans.

Vous avez des suggestions de petits plaisirs que vous voudriez que votre humble serviteure teste : laissez-moi les et tant que je garde tout mes vêtements, je devrais les mettre en application!

5 octobre 2007

Looooooser!


Vendredi soir, 21 hres.

Je devrais être dans un café avec des amies en train de papoter et de potiner
Ou en train de me préparer pour sortir rencontrer d'autres homo sapiens sapiens....

Non, on est vendredi soir, je suis devant mon ordi et je tente d'aligner les phrases pour justifier la sélection des articles de journaux utilisés dans mon mémoire....

J'me sens loooooooooser!

Je focusse sur la libération de mon opprimée, le jour où j'aurai cracher toutes les pages du mémoire et où je pourrai aller défiler déguisée en Harry Potter à ma remise de diplôme!

*focusse, focusse, focusse*

3 octobre 2007

Une chance dans la vie!

Tout à l'heure je suis passée au dépanneur près de chez-moi. Il y avait foule. Début du mois. Je fais la file avec mon litre de lait et je devais avoir l'air de souffrir (ce qui n'était pourtant pas le cas) parce qu'un monsieur qui avait deux bières dans les mains et au moins 10 dans son organisme m'a laissé passé devant lui.

- Non merci, je ne suis pas pressée.
- Aweille la jeune profites-en, j'te donne une chance dans la vie

Comment résister? Je vous le demande!!! HEY! J'avais la chance que CE monsieur me DONNE UNE CHANCE dans la vie... J'ai sauté à pied joint sur l'occasion, vous comprenez bien!

- ben euh.. merci!

(Viens un temps où tu comprends qu'il y a des combats plus vains que d'autres en ce bas monde)

- EN TOUT CAS, J'SAIS PAS CE QUE TU EN PENSES TIT-FILLE, MAIS LE CAISSIER EST LENT ICITE QUÈQUE CHOSE DE RARE!

- Bah, moi, j'vous l'ai dit, j'pas pressée!

- J'te dis tit-fille qu'on n'a pu les caissiers qu'on avait....

- ...

Ouin, on a rien pour rien dans la vie. C'est avec de la gêne que j'ai "payé" la "chance" qu'il m'avait donné.

Et c'est avec mon plus beau sourire et ma tite face de compassion poche que j'ai remercié le caissier avant de filer vers l'horizon lointain (oui oui, avec du monde comme ça, tu ne prends pas de chance, et tu précises que l'horizon est lointain!)

Je veux être commanditée!

Après avoir pris une petite pause d'une semaine (!), j'ai décidé de me remettre à l'ouvrage et de recommencer la natation. Dimanche, tout s'est bien passé. J'y suis donc retournée hier, pleine de confiance dans la vie, ma serviette sous le bras et les gougounes aux pieds. Bref, encore une fois j'étais au sommet de mon sex-appeal... et, pour l'accroître, je me promets bien de mettre mon tit casssssse qui colle sur la tête et me donne l'impression d'avoir le cerveau protégé par un condom HYPER coriace. Manquerait juste un "sortez couverts" en belles lettre jaunes sur mon costume noir... et j'aurais l'air d'une championne! Mais, je ne suis pas rendu là... pas encore!

J'ai nagé avec la joie au coeur, de longueur en longueurs pendant une trentaine de minutes. J'ai pris ma douche et j'ai passé une fantastique soirée stimulée par l'endorphine abondamment sécrétée par mon cerveau. J'étais sur le divan et j'étais BEN. Jusqu'à l'heure du coucher, du moins où j'ai du m'enduire d'antiflogistine pratiquement de la tête aux pieds. Y a-t-il quelque chose de moins trippant que le frisson antiflogestinien qui vous rappelle la localisation ex-ac-te de nos muscles endoloris? Oui! C'est se réveiller le lendemain avec la même douleur aux mêmes endroits et constater que c'est un bain à l'antiflo dont j'aurais besoin.

J'exige d'être commanditée... Sinon, la natation va me ruiner!

2 octobre 2007

Pierre Lapointe : au pays des fleurs de ma transe

Je suis toute fluffly. Je suis sur mon nuage. J’ai assisté au spectacle de Pierre Lapointe ce soir… Maintenant que tout le monde est rentré chez-lui sain et sauf, je peux enfin vivre ma bulle. Et c’est en vous écrivant quelques impressions et réminiscences spontanées que je vais le faire.

Quand Pierre est entré sur scène après une pièce instrumentale, j’étais contente : comme lorsqu’on retrouve un ami qu’on avait perdu de vue. Il semblait en forme et sa voix était limpide, enveloppante. J’étais curieuse d’entendre les pièces qu’il avait choisies de nous présenter. Selon l’ordre de ma mémoire : Debout sur ma tête, 2 par 2, Tel un seul homme, Reine Émilie,Place des Abbesses, Columbarium, La forêt des mals-aimés, Qu’en est-il de la chance?, Tous les visages (dans un arrangement « Ariane moffatien » qui m’a BEAUCOUP plus.. moi qui n’ai jamais vraiment accroché sur cette chanson), Nous n’irons pas, Au nom des cieux galvanisés, 27-100 rue des Partances et De Glace.

Fidèle à lui-même, il a été drôle et sympathiquement taquin. Il s’est lancé dans des monologues de quelques minutes et nous avions tous un sourire d’esquisser sur nos visages. Il a évidemment profité de la présentation des musiciens pour plaisanter un peu à leur sujet. Comme toujours, on sentait une belle complicité entre eux et ils ont été fantastiques.

Pierre a aussi, selon son expression, sorti des chansons des boules à mittes, dont Petite Fille laide (voix et guitare), La maison où j’ai grandi de Françoise Hardy ainsi qu’une superbe interprétation de Les uns contre les autres. C’était senti et sensible. Pour présenter Petite fille laide – qu’il dédiait auparavant à Céline Dion, Marie-Hélène Thibert ou Marie-Mai), notre mal-aimé favori est revenu sur ses déclarations antérieures concernant la star académie (trop commercial et formaté) et sans les renier, a dit que les participants avaient bien raison parce que « C’est là qu’est le cash! » J’ai trouvé cette affirmation particulièrement drôle.

Mais, surtout, le clou de la soirée : la chanson inédite. Avant de la chanter Pierre a demandé au public de ne pas filmer ou enregistrer la chanson pour la mettre sur internet parce qu’il y avait des répercussions plus graves et complexes que celles qu’on pensait qui pouvait en résulter. Mais là, je lis presque dans vos pensées « mais de quoi qu’a parle la ******* toune? ». Hum. Dur à dire. Mettons que certains facteurs environnants ont nuit à ma concentration. Si j’ai bien compris, et n’hésitez pas à me corriger si je suis fautive, la chanson parle d’un homme qui sort avec un bisexuel. Ce dernier est épris d’une femme, ce qui fait de la peine à l’homme qui dit que son problème c’est que son cœur lui appartient. Chanson SUPER touchante. Pierre n’est pas certain de l’enregistrer. Deux personnes dans la salle lui ont crié de l’endisquer, ce que je souhaite de tout mon petit cœur! (Pierre, si tu me lis, entends ma supplique et mets la chanson sur ton prochain CD pour l’amour du ciel!) Pourquoi? Parce que c’est une superbe chanson, parce que j’aimerais que tout le monde puisse l’entendre et enfin parce que j’aimerais égoïstement l’entendre dans un environnement propice. À ma surprise, Pierre n’a pas interprété Pointant le Nord.

Quand je vais voir Pierre, j’aime observer discrètement (avec mes jumelles et des échantillons d’ADN) les personnes autour de moi. Chaque fois, je fais le même constat : des gens de tous les âges sont présents et heureux d’y être. J’ai vu une mamie qui avait manifestement des problèmes de dos se dandiner sur deux par deux, une gamine fascinée par Tel un seul homme et la même gamine se trémousser follement (autant qu’on peut le faire à 7-8 ans) sur l’endomètre rebel. Quand on pense que la chanson peut potentiellement parler d’avortement, j’ai trouvé cette image d’une grande poésie.

Enfin, c’est seulement à un spectacle de Pierre que je vois les générations X, Y, Z et A (pour ma p’tite mamie.. elle devait être présente aux débuts de la colonisation en Amérique.. ok. Humour douteux..) se lier et avoir, simultanément, le poing levé!

J’étais littéralement Au pays des fleurs de la transe. Mon extase prit abruptement fin lorsque le rideau est tombé derrière Pierre et les musiciens qui venaient de quitter la scène (après 1 rappel de 2-3 chansons). Les lumières se sont allumées et la transe terminée. Il m’en reste quelques étoiles étiolées au fond du regard.

Merci Pierre et au plus bientôt possible! (oui oui, plus bientôt… je m’ennuie déjà un peu)