31 juillet 2007

En fragile équilibre


Entre le trop et le pas assez
Mon coeur est sur la corde raide

30 juillet 2007

Saule, Pierre Lapointe et Jeanne Cherhal aux francofolies

Samedi dernier, j’ai assisté au spectacle réunissant Saule, Pierre Lapointe et Jeanne Cherhal présenté dans le cadre des francofolies de Montréal. Chronique d’une soirée enchanteresse!

Le spectacle commence avec Saule, seul sur scène, parmi les divers instruments de musique. Malgré une bonne présence, il faisait pas mal « tu seul ». J’ai subitement eu envie de lui trouver des amis… ce qu’il a fait tout seul, puisque deux musiciens talentueux l’ont rejoint sur scène. Une amie m’a fait remarquer que l’un deux avait l’air d’un Hobbit et que ses pieds nus complétaient l’illusion parfaitement. J’étais fière de lui parce que même en cherchant, je n’aurais possiblement pas réussi à lui trouver un ami Hobbit. Saule a un registre vocal vraiment étendu et il en use sans en abuser. C’est appréciable. Malgré un sourire en triangle digne du Joker, il est plutôt mignon. Ce qui est appréciable aussi. Lorsqu’il sera en tournée au Québec (automne ou hiver prochain) je serai probablement du public.

Lorsque Saule et ses pleureurs ont quitté la scène, ce fut pour céder la place à Pierre Lapointe, qui à l’origine, je l’avoue, avait justifié l’achat de mes billets. L’affiche disait « Participation spéciale », on s’attendait donc à 3-4 chansons… Mais non! Sa prestation piano-voix a duré une quarantaine de minutes environ. Il a notamment enchaîné « Deux par deux rassemblés », « Étoile étiolée », « Tel un seul homme » dans des versions plus épurées qui nous ramenait davantage au texte. Ce collier –ponctué d’interventions amusantes- devait se conclure sur « Pointant le nord » , une petite perle que Pierre a toutefois égarée dans les méandres de son stress qu’il a ouvertement déclaré au public en toute franchise. Il n’a pas réussi à terminer sa dernière chanson qui est pourtant une des premières qu’il a faites, de manière professionnelle. Il s’est excusé, à sa manière, et a quitté la scène : « euh je ne sais pas si ça s’est déjà fait.. au pire j’innoverai encore mais je ne vais finir la chanson » (ok, c’est pas un verbatim parfait, mais l’idée y est). Je me suis sentie vraiment triste pour lui. Je l’ai imaginé en coulisse, blottie dans un coin en position fœtale et suçant son pouce…J’espère qu’il s’est fait consoler par le Hobbit. Je l’espère vraiment.

Malgré une fin plutôt malheureuse j’ai réellement apprécié le mini-concert de Pierre. Redécouvrir des pièces entendues 400 fois (et je suis conservatrice!) et apprendre à apprécier une chanson qui m’a toujours laissé de glace (oh jeu de mot!) – je parle ici de « tous les visages » a été un pur plaisir. Je souhaiterais vraiment que le prochain spectacle de Lapointe en soit un piano et voix, mais à ressentir l’inconfort manifeste du chanteur avec cette formule, je ne crois pas que ce soit de sitôt. Par ailleurs, Pierre Lapointe semble privilégier les collaborations avec les autres artistes afin d’alimenter son univers fantasmagorique et musical. Alors si les actuels mals-aimés se dissocient de lui afin de poursuivre leur carrière respective, je crois que c’est vers un spectacle interdisciplinaire (arts visuels, architectures, peintures, théâtre) que l’artiste va se tourner. Ceux qui ont vu « La forêt des mals-aimés » savent que cette tendance est déjà présente : le décor habituel (arbre blanc) et la mise en scène relevant davantage du théâtre que de la chanson. J’apprécierais vraiment qu’il « pousse » en ce sens.

La troisième partie du spectacle a été une surprise, une découverte, une joie, un étonnement, un éblouissement : bref, j’ai aimé ça! Oyez Oyez lecteurs de ce blog, si Jeanne Cherhal se produit près de chez-vous : abandonnez tout et allez-y. Satisfaction garantie ! Outre sa maigreur (j’ai horreur de voir les côtes rejaillir dans le dos des personnes) on –hommes et femmes- est rapidement subjuguée par ses jambes : longues d’hier soir à demain matin! Ces gambettes soutiennent une présence dynamique doublée d’une gestuelle fluide et teintée de grâce, puisque même perchée sur ses talons, Cherhal gambade telle une gazelle sous le ciel d’Afrique! Jeanne Cherhal s’est amusée à Montréal. Elle semblait franchement contente d’être là et l’a signifié au public en entonnant une brève pièce composée pour l’occasion et qui témoigne de sa conscience aigue de notre « culture » alors qu’elle affirme vouloir ramené en souvenir « «Pas un, pas deux, pas trois, pas quatre, bref 14 Willy Waller two thousand six»!!!! » Le clin d’œil a reçu un bel accueil.

Les musiques agréables et accrocheuses sont soutenues et servies par des textes tantôt drôles, parfois coquins et souvent très bien écrit, en particulier la chanson « Le tissu » (sur la libération d’une femme voilée) et « On dirait que c’est normal » (sur l’excision). J’aime quand des thèmes actuels, voire politiques, sont traités avec talent, légèreté et surtout sans être chiant de gravité. Jeanne Cherhal a su charmer le parterre (les autres sections ayant été fermées faute de ne pas avoir vendu assez de billets) du théâtre maisonneuve.

Le seul bémol de cette soirée est que j’aurais aimé qu’il y ait plus de collaborations entre les trois artistes à l’affiche. Ensemble, ils ont présenté 2 chansons : « La chanson de Prévert » et « Ces bottes sont faites pour marcher ». Lapointe n’aurait-il pas pu inviter Cherhal sur une de ses chansons? Ou vice-versa? Il ne manquait pas de talent ce soir-là, et il aurait été intéressant qu’on les mélange un peu plus!

21 juillet 2007

Short cut



Castro... Quand tu feel pour castrer!

libération de mon opprimé!

20 juillet 2007

Je ferai un jardin

Encore une fois je suis hantée par une chanson sortie de nul part et soufflée par Diane Dufresne. Une amie m'a envoyé "Je ferai un jardin" de Clémences Desrochers interprété par La Diva et depuis je ne peux plus me séparer de ce texte fleur bleue (sans mauvais jeu de mots). Alors, voici, si vous en avez la patience, le petit refrain qui trotte sous mon chapeau


JE FERAI UN JARDIN
paroles: Clémence DesRochers
musique: Louis-Philippe Pelletier

Cet été je ferai un jardin
Si tu veux rester avec moi
Encore quelques mois
Il sera petit, c'est certain
J'en prendrai bien soin
J'en prendrai bien soin
Pour qu'il soit aussi beau que toi.

Si tu veux attendre avec moi
Que les oiseaux reviennent
Si tu peux souffrir ces semaines
De silence et de froid
J'ai déjà dessiné pour toi
Un jardin au fond de la cour
À l'image de notre amour
Quand tu y crois.

Nous regarderons pousser les fleurs
Les légumes et les fruits
Avec la foi des tout-petits
Le soleil de cinq heures
Fera renaître nos ardeurs
Tu te souviens de nos étés?
Si tu voulais encore rester
Jusqu'aux chaleurs.

Cet été je ferai un jardin
Si tu veux rester avec moi
Encor quelques mois
Il sera petit, c'est certain
J'en prendrai bien soin
J'en prendrai bien soin
Pour qu'il soit aussi beau que toi.

17 juillet 2007

Pulsions de meurtre


C'est officiel : j'en ai marre des "agaces-message". Ceux qui ont vu le spectacle de Louis-José Houde me comprendront. Un agace-message, c'est quelqu'un qui appelle chez-toi, laisse sonner assez longtemps jusqu'à ce que le répondeur entre en fonction et qui ne laisse pas de message! L'agace-message est excessivement difficile à identifier. Tout d'abord il est de type homo sapiens sapiens, il peut avoir de 2 à 110 ans, être un mâle ou une femelle, avoir les yeux et les cheveux de n'importe quelle couleur et peser entre 20 et 300 livres! Généralement, seule sa voix permet de le distinguer. Mais, oh! l'agace-message est intelligent et vicieux, il préfère se taire au moment où il est aurait du parler.. Mais c'est toujours le premier à te dire, 3 jours après " Ouin, j't'ai appelé mais tu n'étais pas chez-toi"! Il parle alors qu'il aurait du se taire!

Cependant peu importe les caractérisques physiologiques de l'agace-message qui ruine votre existence des points communs unissent leurs victimes : une curiosité insatiable doublée d'une intensité incontrôlée et triplée d'une cheapitude qui fait qu'on ne prend pas l'afficheur! Dans mon cas, ce sens de l'économie est typiquement estudiantin, ce qui en excuse une partie.

Personnellement, je dois bien admettre qu'un des petits plaisirs de ma vie, c'est quand j'entre à la maison et que je vois le répondeur me faire des clins d'oeil. Ce petit regard suscite chez-moi une émotion mixant joie et curiosité! Cette sensation s'accentue de manière inversement proportionnelle à la distance entre mon index et le bouton "play" du répondeur. Je suis toute contente : une surprise!!! Une question hante mon esprit : " C'est qui? C'est qui?" Eh oui, 1144 grammes de neurones qui, avec la concentration du jedi, focussent sur ce "C'est qui????" Alors quand j'écoute le message et qu'il se résume par " click" , je sens monter en moi une pulsion de meurtre qui doit ressembler au sentiment qui animait Jack l'éventreur dans le Londres du XIXè siècle.

Si un jour je passe à l'acte (bref si j'identifie les agaces-messages... je pourrai toujours plaider la curiosité excessive... ou la maladie mentale!

Voilà!

13 juillet 2007

Boule de cristal?


Depuis quelques temps les ?????? assaillissent mon cerveau, l'occupent, le hantent et pour toutes les sphères de ma vie : l'amour (ah l'amour!), l'amitié, le travail. Bref pour tout ce qui compte pour moi. Trop d'informations (ou pas assez) mon cerveau ne "compute" plus! Je remets presque tout en question, en commençant par moi-même.

Étant légèrement à boutte j'envisage même d'aller voir une voyante, mais je ne suis pas trop certaine.. Y en a-t-il parmi vous qui l'avez déjà fait? Si oui, vous êtes allés voir quel genre? (tarot, ligne de la main..?)

11 juillet 2007

Tel un seul homme


Et si je vous disais que même au milieu d’une foule
Chacun, par sa solitude, a le cœur qui s’écroule
Que même inondé par les regards de ceux qui nous aiment
On ne récolte pas toujours les rêves que l’on sème

Déjà quand la vie vient pour habiter
Ces corps aussi petits qu’inanimés
Elle est là telle une déesse gardienne
Attroupant les solitudes par centaines…

Cette mère marie, mère chimère de patrie
Celle qui viendra nous arracher la vie
Celle qui, comme l’enfant, nous tend la main
Pour mieux tordre le cou du destin

Et on pleure, oui on pleure la destinée de l’homme
Sachant combien, même géants,tout petits nous sommes

La main de l’autre emmêlée dans la nôtre
Le bleu du ciel plus bleu que celui des autres
On sait que même le plus fidèle des apôtres
Finira par mourir un jour ou l’autre

Et même amitié pour toujours trouvée
Et même après une ou plusieurs portées
Elle est là qui accourt pour nous rappeler
Que si les hommes s’unissent
C’est pour mieux se séparer

Cette mère marie, mère chimère de patrie
Celle qui viendra nous arracher la vie
Celle qui, comme l’enfant, nous tend la main
Pour mieux tordre le cou du destin

Et on pleure, oui on pleure la destinée de l’homme
Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes

Car, tel seul un homme, nous avançons
Vers la même lumière, vers la même frontière
Toujours elle viendra nous arracher la vie
Comme si chaque bonheur devait être puni

Et on pleure, oui on pleure la destinée de l’homme
Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes
Pierre Lapointe

10 juillet 2007

The Power of the Subconscient


Il est 4h16.

Il y a 20 minutes je dormais paisiblement et j'errais probablement entre 2 rêves.

Mon homme a fait un minuscule bruit en venant se coucher. Je me réveille et PAF! Je suis littéralement frappée par un super flash pour mon mémoire de maîtrise. Ben cimonac, je ne peux pas laisser passer cela en me vautrant dans les bras de Morphée! J'me botte le derrière jusqu'à l'ordinateur (je vous laisse imaginer l'effort de souplesse nécessaire pour s'auto-botter et à 4 am en prime!) question de tout jeter ça dans un document word...ce que je viens de terminer

A mon réveil je verrai si ce qui me semble génial en ce moment l'est vraiment quand toutes les facultés ne sont pas affaiblies! Parce que là, oui, je suis sur le point de me nommée Mme Einstein et de me décerner un prix Nobel tant je suis fière de ma shot

Morale de cette histoire: Mon subconscient ne chôme pas, mais cimonac qu'il n'a pas de timing!

8 juillet 2007

Égo Trip

Jeudi dernier je suis allée aux spectacles que Renaud et Les Cowboys Fringants donnaient sur les plaines. Du premier je dirais que j'ai été déçue : beaucoup de mots, peu de coups de gueules; des seconds j'ai été enchantée : beaucoup d'énergie, peu de blabla inutile. On aime ça ainsi!

Nous étions arrivées assez tôt question d'être vers l'avant de la scène sans devoir se faufiler à travers la foule et faire suer les gens. On choisit un endroit et on en prend possession. (On dirait quasiment que j'ai planté un drapeau au nom du roi de France sur l'emplacement! M'enfin...)

Le spectacle commence et bien évidemment, il y a un grand fanal qui vient se planter directement devant moi. Un type que je ne connais pas me prend par les épaules et me place devant lui pour que j'aie une belle vue. Il a recommencé cela 2-3 fois pendant que Renaud tentait de chanter avec son pu-de-voix. (je dois reconnaître que le son n'était pas super bon)

Au bout de la huitième chanson, c'est officiel : le type me drague. Je ne comprends rien. Je suis avec une amie super jolie, blonde, de grands yeux bleus, une taille de rêve... M'enfin... Renaud termine son spectacle. Nous nous avançons pour celui des Cowboys. Mon "sauveur de la vision" nous suit. Je regarde mon amie l'air de dire :" sors-moi de là" Elle s'approche de mon oreille, sourire aux lèvres et me dit : "Laisse-le te flatter l'égo... On y dira plus tard que t'es menstruée!"

Mélou, toé tu l'as l'affaire! :D

6 juillet 2007

La valeur de mon cadavre....

D'après "The Cadavor Calculator" mon cadavre vaudrait 5290$

Bah... ils ne tiennent pas compte des assurances...
hum. je tairai le tout.. un accident est si vite arrivé!

Pour ceux qui ont-comme moi- du temps à perdre ce soir:

http://mingle2.com/cadaver-calculator

Autopsie d'un premier juillet

Premier juillet. 10 hres.

On ne nous a pas avisé de l'heure à laquelle les anciens locataires quittaient, alors je me pointe à mon nouvel apparte affectueusement baptisé " le shack ". Personne. Ils ont quitté. Youppi. Nous allons pouvoir emménager. Avant d'avertir la dizaine de parents et amis qui ont décidé de "bénévoler" pour notre déménagement, j'entre dans le shack. Les trous dans les murs ont été bouché, il y a une couche de peinture mal apposée (on doit sabler après avoir plâtré... la peinture directement sur le plâtre, c'est pas fort. C'est sale. Ça sent le pipi de chat partout. Je suis découragée.

Je m'asseois donc sur la bolle et je commence à me faire des jeux de mots implicants le terme " shak". C'est dingue ce qu'on peut inventer au plus profond d'un moment de pathos concentré: "Shak"ille O'neal, Shakira, "Welcome to my Shak" (adaptation de Simple Plan.) Name it : je l'ai faite! Je ne crois pas avoir oublié un seul jeu de mot!

Peu à peu les amis arrivent. Je me resaisis, même si je ne suis pas enthousiaste à l'idée que les anciens locataires n'aient pas laissé leurs clés. Après 10-15 minutes on est adapté à l'odeur de pipi félinesque imprégné dans les murs... à moins que ce soit le fait d'être à pleine face dans les vapeurs de comete ou de lestoil qui paralyse les cellules olfactives. Anyway. On a torché mes amis.. Juste pour vous illustrer la "crasserie" de l'affaire, le nettoyage des tuiles de la salle de bain a exigé 3 hres avec deux personnes qui frottent. De brunes, elles sont passées à beige.

Au coeur du bordel infini, la sonnette de la porte retentit. Un policier est entré. Il voulait parler avec les anciens locataires... SU-PER. La police leur courre après, ils ont des clés de mon apparte et en prime, les voisins viennent nous jaser pour nous dire expressément à quel point ils étaient caves et gelés tout le temps.

Vers 22hres, on est enfin seuls. C'est chouette avoir des potes pour déménager... mais mais mais.. c'est chouette aussi défaire la boîte qui contient les bobettes et autres sous-vêtement dans la plus grande intimité!

Le 2 juillet a été relaxe... on a posé des tablettes, vidés des boîtes.. bref le niaisage habituel...

3 juillet, 23 h30 : ça sonne. Je me lève. Quissé qui est ti pas à ma porte? Une illustre inconnue, cokée ben raide qui me demande pour voir Christine (ex-locataire) et qui ne semble pas comprendre qu'elle ne vit plus ici.

Là c'est officiel : je veux qu'on change les serrures!!! (Ce qui n'est toujours pas fait...)

Alors voilà pour mon splendide déménagement! iii que j'aime ça feeler "safe" ... Chaque fois que je pars pour la journée j'ai peur de revenir avec un apparte vide!

PATHÉTISME, quand tu nous tiens!

Déménagement : je te maudis!

Même si l'apparte est plus beau que le précédent, meme si mon bureau est piou en cimonac (1 mur violet, 3 verts tendres, des rideaux oranges.. et les accessoires le seront aussi) ... j'aimerais être transposée dans un autre quartier...